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Jean-François Lisée veut percer le «mystère» de Québec

Jean-François Lisée... (Archives, La Presse)

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Jean-François Lisée

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le candidat à la direction du Parti québécois Jean-François Lisée veut percer le «mystère» Québec grâce à un changement d'attitude envers la population.

À l'occasion d'un lancement régional de sa campagne, lundi, M. Lisée a constaté que le PQ a perdu du terrain dans la région de la capitale où il ne compte qu'un seul siège, celui d'Agnès Maltais dans Taschereau.

«On en avait plein de comtés à Québec, a-t-il dit à son auditoire. Et on les a perdus, sauf celui d'Agnès. (...) On a perdu, en quelque part, au cours des vingt dernières années, le dialogue avec Québec.»

Devant cette situation, M. Lisée a affirmé que le PQ doit faire les choses différemment, en reportant toute proposition à plus tard.

«Je ne serai pas ici aujourd'hui, petit gars de Thetford, qui représente Rosemont, pour vous dire: je sais quoi dire aux gens de Québec, a-t-il dit. Aujourd'hui, je ne le sais pas, mais je m'engage à le savoir dans un an.»

Dans un point de presse qui a suivi, M. Lisée a affirmé que le PQ devra trouver comment convaincre des électeurs caquistes, adéquistes et libéraux de voter pour le parti souverainiste.

«Ce n'est pas un mystère pour eux, alors je veux écouter, me mettre en mode écoute, a-t-il dit. Il sort de l'écoute et du dialogue des choses qu'on ne savait pas au départ.»

Selon le candidat, l'électorat de Québec sera sensible à son discours sur l'entrepreneuriat et les PME, qu'il a répété dans une allocution prononcée devant des sympathisants dans un restaurant du centre commercial de l'arrondissement de Sainte-Foy.

M. Lisée a insisté sur ses origines pour expliquer que malgré sa carrière dans les médias et le secteur universitaire, en plus de la politique, il demeure un «petit gars de Thetford Mines», d'où il fera d'ailleurs son grand lancement de campagne d'ici la fin du mois.

Selon le candidat, son organisation a misé sur des événements régionaux, pour des raisons de perception, mais également pour élargir ses appuis.

«Alors est-ce qu'on va faire, est-ce qu'on va faire un lancement à Montréal avec une couple d'artistes, deux ou trois intellectuels de mes amis? Non, on ne fera pas ça, ce n'est pas la meilleure idée, a-t-il dit. On va commencer par des lancements régionaux, pour montrer que la campagne elle s'incarne dans la réalité québécoise des régions.»

M. Lisée a dévoilé lundi de nouveaux appuis à sa campagne, dont un ex-député adéquiste, Raymond Francoeur. Une autre, Caroline Pageau, a été candidate de l'Action démocratique du Québec.

Le candidat a reçu l'appui des présidents des exécutifs péquistes de Lévis Chaudière-Appalaches et de Portneuf.

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