Immigration: Martine Ouellet prône le retour des COFI

Martine Ouellet... (Photo Jacques Boissinot, Archives La Presse Canadienne)

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Martine Ouellet

Photo Jacques Boissinot, Archives La Presse Canadienne

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne
MONTRÉAL

Candidate à la direction du Parti québécois, Martine Ouellet prône un virage dans la façon d'accueillir les immigrants, qui passe notamment par le retour des COFI, ces centres d'orientation qui avaient jadis été abolis pour des raisons de compressions budgétaires.

Et Mme Ouellet ne veut pas donner de seuil d'immigration souhaité, disant que le Québec doit accueillir le nombre d'immigrants qu'il se donne les moyens d'accueillir.

«On ne se donne pas les moyens pour être capables de bien les accueillir. C'est un choix politique et ça, ce n'est pas normal», a-t-elle lancé, au cours d'une rencontre avec la presse, à Montréal, pour exposer ses engagements en matière d'immigration. «Ce n'est pas une question de chiffres, c'est une question de moyens.»

Pour le moment, à ses yeux, le Québec n'en fait pas assez en termes de cours de francisation, de cours d'histoire, de reconnaissance des diplômes des nouveaux arrivants et d'accès à l'emploi.

«Clairement, le Parti libéral du Québec n'a pas fait le choix politique de bien accueillir les immigrants en ne mettant pas les moyens financiers qui sont nécessaires. Il restera, quant à moi, toujours une partie de choix politique qui est le choix des moyens financiers qu'on mettra à la disposition des différentes organisations, organismes d'accueil, que ce soit les COFI, les organismes en région, les organismes de développement économique qui devront faire le démarchage pour l'accès à l'emploi», a résumé Mme Ouellet.

Elle croit possible de pousser les ordres professionnels à faire preuve de plus d'ouverture dans la reconnaissance des diplômes acquis à l'étranger. Selon elle, il s'agit de «travailler avec les bonnes personnes» et de leur faire part d'une volonté claire.

Les COFI ou Centre d'orientation et de formation pour les immigrants étaient reconnus, à l'époque, comme de francs succès. Les nouveaux arrivants pouvaient y bénéficier non seulement de cours de francisation, mais également d'accompagnement sous diverses formes et d'information sur les différentes ressources qui s'offraient à eux. Ils avaient été abolis en 2000, dans la vague de compressions budgétaires imposées avec l'objectif d'équilibrer les finances publiques.

Bien que ce soit un gouvernement péquiste qui avait aboli ces COFI à l'époque, celui de Lucien Bouchard, Mme Ouellet n'a pas hésité à admettre que cela a été «une erreur».

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