Gérard Deltell fait un vibrant plaidoyer pour Énergie Est

Le député conservateur de la région de Québec,... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

Agrandir

Le député conservateur de la région de Québec, Gérard Deltell.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Ottawa) Alors que le Bureau des audiences publiques sur l'environnement (BAPE) entreprend lundi soir à Lévis ses premières consultations sur la construction de l'oléoduc Énergie Est, le député conservateur de la région de Québec, Gérard Deltell, fait un vibrant plaidoyer en faveur de ce projet controversé.

M. Deltell, qui s'est porté à la défense de ce projet à quelques reprises à la Chambre des communes au cours des dernières semaines, affirme qu'il « est temps de remettre les pendules à l'heure, de présenter les faits tels qu'ils sont et de défendre haut et fort ce projet qui est bon pour le Québec », a-t-il soutenu sur sa page Facebook ce matin.

Pour le député de la circonscription de Saint-Laurent, il est évident qu'un oléoduc demeure la façon la plus sécuritaire pour transporter le pétrole. En outre, un tel projet va créer des emplois importants pour l'économie du pays, selon lui.

« Il y a environ 2000 km d'oléoduc au Québec. Avez-vous déjà entendu parlé (sic) de catastrophe? Il y a déjà 9 oléoducs qui traversent le fleuve St-Laurent. A-t-on déjà entendu vu une marée noire? Parmi ces oléoducs qui traversent le fleuve, certains remontent à 1941! Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce système a fait ses preuves! », a-t-il soutenu.

Il a aussi fait valoir que la capacité de transport d'un tel oléoduc remplacera 1500 wagons de train ou de camion par jour.

Aux Communes, les députés conservateurs du Québec, tout comme leurs collègues des autres provinces, ont défendu bec et ongle le projet Énergie Est.

Le projet de l'oléoduc Énergie Est proposé par TransCanada permettrait de transporter 1,1 million de barils de pétrole par jour de l'Alberta jusqu'à la raffinerie d'Irving au Nouveau-Brunswick, en passant par l'Ontario et le Québec.

Au chapitre des retombées économiques, M. Deltell a soutenu qu'il y a deux raffineries au Québec - une à Montréal et l'autre à Lévis - qui pourraient aussi traiter le pétrole de l'Alberta au lieu de transformer le pétrole étranger qui est transporté au pays par bateau.  « Pourquoi envoyer nos milliards de dollars outre-mer alors qu'ils pourraient rester ici au Canada? Cessons de voir le pétrole comme simplement "du gaz qu'on met dans le char": Le pétrole est utilisé pour des centaines de produits d'usage quotidien. Et au Québec, l'industrie pétrochimique emploie près de 70 000 travailleurs», a-t-il plaidé.

Il a aussi souligné que la construction de la portion québécoise de l'oléoduc permettrait de créer « 3000 emplois pendant les 9 ans de développement et aura un impact de 4 milliards sur le PIB québécois. Et n'oublions pas que près de 200 entreprises québécoises travaillent dans le secteur du pétrole de l'Alberta ».

« En 2012, un oléoduc de 245 km a été inauguré entre Lévis et Montréal. Y a-t-il eu des catastrophes et drames? Non! », a-t-il encore écrit.

En janvier, la Communauté métropolitaine de Montréal a fait savoir qu'elle s'oppose catégoriquement à ce projet dont la construction doit être approuvée par l'Office national de l'énergie.

Au Québec, le BAPE examine aussi le projet pour s'assurer qu'il respecte les lois environnementales québécoises, entre autres.

Partager

À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer