Rona: «Nous ne construirons pas un mur autour du Québec», dit Couillard

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Philippe Couillard

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(Québec) Bloquer l'achat du quincailler Rona par l'américaine Lowe's comme le demande le Parti québécois, ce serait «nous faire reculer au siècle précédent», estime le premier ministre Philippe Couillard. Selon lui, «il faut que le Québec envoie le signal qu'il est dans une économie ouverte».

«Nous ne construirons pas un mur autour du Québec comme veulent le faire certaines personnes», a-t-il déclaré jeudi, faisant allusion aux chefs péquiste Pierre Karl Péladeau et caquiste François Legault.

Mercredi, sa nouvelle ministre de l'Économie, Dominique Anglade, a approuvé la transaction et s'est dite satisfaite des «garanties» données par Lowe's. Elle disait que les emplois seront maintenus et que les fournisseurs de Rona tireront profit de la transaction en ayant accès à un plus large marché.

Philippe Couillard a montré moins d'enthousiasme à ce sujet lors de son arrivée à une réunion du caucus de son parti, jeudi. «On est préoccupés par les conséquences pour les familles, les travailleurs, les commerçants qui sont membres de Rona», a-t-il dit. «On pense aux travailleurs et aux commerçants qui forment une bonne partie de la chaîne d'approvisionnement de Rona.» Il entend «suivre les engagements de l'entreprise».

«Mais il y a là-dedans le signal de l'état actuel de l'économie, du fait qu'on est dans une économie ouverte. Je crois que M. Péladeau et M. Legault veulent nous faire reculer au siècle précédent. Mais on est maintenant dans une économie ouverte. Pour un Rona, il y a un Couche-Tard, il y a un CGI, il y a un Saputo. C'est ça qu'il faut continuer à faire. Il faut que les Québécois aillent également à la conquête des marchés.» Il a chiffré à 30 milliards de dollars la valeur des acquisitions faites par des entreprises québécoises à l'étranger en 2014.

Le premier ministre a rappelé qu'il s'agit d'une «transaction consensuelle», souhaitée par le conseil d'administration de Rona. Il ne voit aucun intérêt à tenter de bloquer la vente. «Il faut que le Québec envoie le signal qu'il est dans une économie ouverte», a-t-il plaidé.

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