François Legault prudent sur les pratiques fiscales de Québecor

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Le chef de la CAQ, François Legault

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(Bromont) François Legault a dit qu'il n'est «pas souhaitable» pour des entreprises de créer des filiales dans des paradis fiscaux, lundi, mais il s'est bien gardé de lancer la pierre à Pierre Karl Péladeau dans la foulée des révélations sur les pratiques de Québecor.

«On souhaite évidemment que le gouvernement collecte ses impôts», a-t-il affirmé en marge du caucus des députés caquistes à Bromont.

Il s'est gardé de critiquer Quebecor World et Québecor, deux entreprises dont M. Péladeau a été dirigeant et qui ont ouvert des succursales dans des pays connus pour leur fiscalité avantageuse, selon La Presse et Radio-Canada. Selon lui, les reportages des derniers jours sur les entreprises du chef péquiste sont une «diversion».

«Je ne veux pas faire de diversion, a dit M. Legault. Ma grande inquiétude, c'est l'économie du Québec. Je souhaite qu'on parle de comment on va relancer l'économie du Québec.»

Il a dit donner le bénéfice du doute à Pierre Karl Péladeau, qui a affirmé au micro de Paul Arcand ne jamais avoir autorisé la création de succursales dans des paradis fiscaux alors qu'il dirigeait Québecor et Québecor Média. Le chef péquiste a reconnu que de telles filiales existaient, mais qu'elles avaient été créées par des entreprises acquises par la société.

«Je n'ai pas de raison de ne pas le croire», a dit M. Legault.

Barbade

M. Legault a affirmé ne «jamais» avoir créé des succursales dans un paradis fiscal alors qu'il dirigeait Air Transat. Mais quelques instants plus tard, il a convenu que la société d'aviation avait créé une filiale à la Barbade.

«Ce n'était pas pour faire de l'évitement fiscal, a-t-il expliqué. C'était une façon de déduire certaines dépenses qui avaient été faites en France. Ce n'était pas pour payer moins ou pas d'impôt.»

Secteur manufacturier

Pour relancer l'économie, dont il fait sa priorité, le chef de la CAQ a proposé lundi que Québec crée un Fonds de relance pour le secteur manufacturier. Cette enveloppe d'un milliard par année pendant cinq ans permettrait à des entreprises exportatrices d'obtenir un coup de pouce financier pour acquérir de l'équipement de pointe.

Le fonds serait géré par Investissement Québec. Les entreprises qui en bénéficieraient devraient rembourser les fonds publics avec un taux d'intérêt de 15%.

M. Legault calcule que le fonds génèrera des investissements de 1,7 milliard sur cinq ans, et la création de 20 000 emplois.

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