Agrandissement de l'Assemblée nationale: Québec pourrait demander l'aide d'experts

L'Assemblée nationale pourrait considérer de retenir les services des experts... (Photo Erick Labbé, archives Le Soleil)

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

L'Assemblée nationale pourrait considérer de retenir les services des experts gouvernementaux en matière d'infrastructures pour son projet d'agrandissement de 60,5 millions $, a déclaré mercredi le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux.

M. Coiteux a ainsi réagi à une proposition de sa prédécesseure, Monique Jérôme-Forget, selon qui la Société québécoise des infrastructures (SQI) devrait être impliquée dans le projet de construction.

Tout en reconnaissant que l'Assemblée nationale est un organisme indépendant du gouvernement, M. Coiteux a cependant estimé que retenir les services de la SQI, qui relève du Conseil du trésor, pourrait être une option à considérer.

L'Assemblée nationale est un organisme autonome du gouvernement, en vertu des règles de séparation qui assurent l'indépendance des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

Pour cette raison, l'institution n'est pas obligée de faire appel aux spécialistes gouvernementaux de la SQI, qui interviennent habituellement pour conseiller les ministères et organismes dans leurs projets d'envergure.

Lors d'un point de presse à la sortie du conseil des ministres, mercredi, M. Coiteux a affirmé qu'il n'avait pas pris connaissance des propos détaillés de Mme Jérôme-Forget, qui considère que l'Assemblée nationale n'a pas l'expertise pour assurer la gestion du projet.

À la question d'une éventuelle participation de la SQI, M. Coiteux a montré des signes d'ouverture.

«L'Assemblée nationale a ses propres prérogatives, elle a ses propres budgets, a-t-il dit. Ce n'est pas exactement des budgets qui sont déterminés et contrôlés par le Trésor, il y a une distinction entre le législatif et l'exécutif. Maintenant, ça fait partie des éléments du débat et ça peut être considéré par l'Assemblée nationale.»

L'Assemblée nationale n'était pas disponible pour commenter dans l'immédiat, mercredi, les propos de M. Coiteux.

Dans une entrevue à La Presse Canadienne, Mme Jérôme-Forget avait exprimé la crainte de voir se poursuivre une hausse des coûts du projet, dont l'estimation est déjà passée, en un an, de 50 millions $ à 60,5 millions $.

Le président de l'Assemblée nationale, Jacques Chagnon, a annoncé il y a deux semaines que le projet avait reçu l'approbation des députés des trois groupes parlementaires de l'institution.

Le projet d'agrandissement prévoit notamment un réaménagement des aires d'accueil pour améliorer la sécurité des lieux ainsi que la construction de deux salles de commissions parlementaires souterraines.

Un mandat de gérance de construction a été octroyé à l'entrepreneur Verreault et l'octroi des contrats se fait dans le respect des règles de gestion contractuelle relatives aux contrats publics.

Le projet d'agrandissement sera financé grâce aux surplus d'un compte de revenus autonomes que l'institution peut accumuler avec le budget voté par les députés.

Contrairement aux autres ministères et organismes, l'Assemblée nationale peut garder ces sommes qui, ailleurs dans l'appareil gouvernemental, sont retournées au fonds consolidé du Québec.

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