Lieutenant-gouverneur: l'argent devrait servir à prévenir le décrochage, selon PKP

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Le chef du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau

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Jocelyne Richer
La Presse Canadienne
Québec

Le chef péquiste Pierre Karl Péladeau est d'avis que le budget versé par l'État québécois au lieutenant-gouverneur devrait plutôt servir à lutter contre le décrochage scolaire.

L'institution du lieutenant-gouverneur, qui représente la reine Élisabeth II au Québec, est désuète et archaïque, selon le chef de l'opposition officielle, qui souhaiterait voir cette fonction abolie.

Suivant cette logique, lors d'un bref échange avec les journalistes, mardi, il a confirmé qu'il n'était pas question que ses députés et lui-même assistent jeudi à l'assermentation du nouveau lieutenant-gouverneur du Québec, J. Michel Doyon, qui succédera officiellement à Pierre Duchesne.

M. Péladeau estime que les sommes versées par l'État québécois à M. Doyon et à son équipe seraient mieux utilisées à d'autres fins, comme de financer la prévention du décrochage scolaire.

Le Québec réserve cette année quelque 750 000$ au cabinet du lieutenant-gouverneur pour assurer son fonctionnement.

Il s'agit d'une «institution archaïque», a-t-il commenté, et ces fonds devraient plutôt servir «à lutter contre le décrochage scolaire», selon lui.

Le Parti québécois réclame depuis des années l'abolition du poste de lieutenant-gouverneur. En 2012, le gouvernement de Pauline Marois avait présenté une motion en ce sens à l'Assemblée nationale.

Les libéraux n'ont pas tardé à critiquer la position de l'opposition officielle. En choisissant de boycotter la cérémonie d'assermentation de M. Doyon, jeudi, les députés péquistes manquent de respect envers les institutions démocratiques du Québec, selon le leader du gouvernement, Jean-Marc Fournier.

«Il y a une question de respect de nos institutions», a-t-il fait valoir lors d'un point de presse, estimant que les députés péquistes «ne sont pas obligés d'être toujours à l'attaque contre les institutions».

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