François Hollande et Philippe Couillard affichent leur communauté de vue

Le président François Hollande veut que le Québec soit présent à la conférence... (PHOTO AFP)

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Michel Dolbec
La Presse Canadienne
Paris

Le président François Hollande veut que le Québec soit présent à la conférence de Paris sur le climat à la fin de l'année, et qu'il y fasse entendre sa voix.

Le chef de l'État français l'a clairement dit lundi après avoir reçu à l'Élysée le premier ministre Philippe Couillard.

«Il y aura ce qui relève du Canada, et il y aura des contributions des régions et des États fédérés, a signalé M. Hollande. Je pense que le Québec pourra faire entendre sa voix. Je verrai à ce que le Québec ¦puisse être non seulement présent, mais qu'il puisse s'exprimer.»

Saluant sa politique «très originale et très avant-gardiste» en matière de transition énergétique, le président s'est dit convaincu que le Québec aura à coeur de faciliter la conclusion d'un accord au Cop21. «Tout ce que dira le Québec ira dans le sens des intérêts de la France et du monde», a-t-il ajouté.

François Hollande a apporté cet appui sans équivoque au Québec lors d'une conférence de presse conjointe avec le premier ministre Couillard, qui s'est tenue dans les salons de l'Élysée, et non pas dans la cour comme d'habitude.

Aux côtés du président, M. Couillard, qui a souvent répété que le Québec voulait jouer pleinement son rôle à la Conférence de Paris, apparaissait satisfait. Il faut dire que les deux hommes ont affiché à l'issue de leur entretien une totale communauté de vue. Cette harmonie tranchait singulièrement avec les informations laissant entendre que la France était «froissée» par le triplement des frais de scolarité de ses étudiants qui fréquentent les universités québécoises, ou indisposée par l'absence du premier ministre lors de la manifestation monstre du 11 janvier à Paris.

Sur les frais de scolarité, François Hollande a clos le débat: à ses yeux, cette «harmonisation» est un «bon accord et un bon compromis» qui assurent la «pérennité» de la présence des étudiants français au Québec dans des «conditions privilégiées».

Le président français n'a pas été davantage «indisposé», pour reprendre l'expression d'un journaliste, par l'absence de Philippe Couillard après les attentats contre Charlie Hebdo et le supermarché casher.

Selon lui, les «impressionnantes» manifestations qui se sont déroulées au Québec étaient le «geste qui convenait».

«Les plus importantes manifestations organisées en dehors de la France, ça ne pouvait venir que du Québec et j'en étais ému», a déclaré François Hollande, à qui M. Couillard a «réitéré la profonde solidarité du peuple québécois» et remis la motion adoptée après le drame par l'Assemblée nationale, ornée de photographies des manifestations.

Le chef de l'État n'a rien trouvé à redire non plus sur l'importance de la délégation qui accompagne le premier ministre. Avec ses cinq ministres, sa soixantaine de gens d'affaires, ses universitaires, cette délégation «très impressionnante et très importante montre l'ampleur que nous voulons donner à la relation entre la France et le Québec», a lancé M. Hollande.

«La relation France-Québec constitue la pierre d'assise de notre politique internationale», a rappelé de son côté le premier ministre, décidé à l'ouvrir davantage à l'économie.

Cela passera notamment par la stratégie maritime (M. Couillard a confirmé la création d'un institut maritime franco-québécois), le numérique, le Plan Nord, autant de sujets qui seront encore abordés à plusieurs reprises d'ici la fin de la visite du premier ministre vendredi soir.

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