Grand rassemblement contre l'austérité jeudi à Québec

Le collectif promet un «printemps chaud» au gouvernement... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le collectif promet un «printemps chaud» au gouvernement Couillard, afin de le faire reculer sur les mesures d'austérité qu'il veut implanter.

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Le collectif «Refusons l'austérité» promet une grande mobilisation ce printemps, mais la grève générale illimitée n'est pas au menu pour le moment. Le regroupement souhaite surtout multiplier les grands rassemblements dont le prochain est prévu jeudi prochain, le 12 février, à Québec.

Le collectif, qui regroupe notamment les associations étudiantes, des syndicats, et plusieurs organismes de la société civile, se rendra jeudi prochain à Québec avec pour objectif d'aller «porter un message» à l'Assemblée nationale au gouvernement libéral de Philippe Couillard. Environ 1000 personnes sont attendues.

«Le rassemblement n'est pas une fin en soi, c'est une étape dans la construction d'un rapport de force pour faire reculer le gouvernement Couillard sur l'enjeu de l'austérité», a déclaré François Saillant, coordonnateur du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

«Dans un contexte aussi incertain sur le plan économique, on considère que c'est complètement suicidaire de poursuivre dans la direction proposée par le parti libéral», a poursuivi Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN).

«Le rassemblement sera suivi de plusieurs autres actions [...] la mobilisation s'élargit et va s'accélérer», a ajouté M. Saillant.

Ce même collectif avait organisé une grande manifestation à Montréal et à Québec le 29 novembre dernier. Déjà à ce moment, il avait alors averti le gouvernement de Philippe Couillard que le mouvement s'intensifierait.

Quelques dates sont déjà inscrites à l'agenda du collectif : le jour du dépôt du budget du gouvernement en mars, la Journée de la femme du 8 mars, la Journée de la Terre du 22 avril ou encore la Journée internationale des travailleurs du 1er mai.

Une semaine d'actions dérangeantes et de perturbations économiques est prévue la semaine du 22 février. «Ces actions vont frapper l'imagination et cibleront les institutions financières», affirme M. Saillant. Il ajoute qu'un débat a lieu actuellement sur la tenue d'une grève sociale du communautaire.

La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, et la Coalition montréalaise pour la survie des services publics, qui organisent cette semaine de perturbation, tiendront notamment une «manif-action» devant le bureau du premier ministre à Montréal.

Du côté des associations étudiantes, le plan de match n'est pas encore décidé. L'Association pour une solidarité syndicale étudiante se réunit en congrès le 21 et 22 février prochain où il sera question du plan de mobilisation. La porte-parole Camille Godbout indique qu'aucun moyen de pression n'est exclu. Interrogée à savoir si une grève générale était envisagée, Mme Godbout a répondu : «Tout est sur la table».

Quant aux Fédérations des étudiants du cégep et des universités (FECQ et FEUQ), les discussions se concentrent principalement autour de vote de levées de cours d'une seule journée à la fois, selon les manifestations en mars.

La FEUQ participe notamment à l'organisation d'une grande marche pour l'éducation à Montréal prévue le 28 février afin de dénoncer les coupes budgétaires dans le financement des universités et les Fonds de recherches.

Le PLQ toujours en tête

Même si un récent sondage montre que le Parti libéral du Québec est toujours en tête dans les intentions de vote, le collectif est convaincu que la population se mobilisera à mesure que les conséquences des politiques économiques du gouvernement se feront sentir.

M. Létourneau soutient que la mobilisation de l'automne dernier a déjà produit des effets. «La mobilisation était beaucoup plus large que le camp syndical ou étudiant. La mobilisation est devenue citoyenne quand on a mis un terme à l'universalité du programme des CPE [Centres de la petite enfance]», dit-il.

«Cette bataille de l'opinion publique, on pense qu'elle est en train de changer et on pense qu'on va la gagner», a ajouté le président.

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