Moreau change de ton, mais demeure sur ses positions

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Le ministre Pierre Moreau

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Le ministre des Affaires municipales Pierre Moreau s'est montré ouvert, mercredi, à faire des concessions sur le ton utilisé pour critiquer des municipalités qui attribuent des hausses de taxes à une réduction de leurs transferts de Québec.

M. Moreau a néanmoins répété que Laval et Longueuil perdront la totalité de leurs transferts si elles maintiennent que leurs contribuables devront payer davantage en raison des changements au plus récent pacte fiscal.

La semaine dernière, M. Moreau a braqué le monde municipal en critiquant cette décision et en affirmant que les maires des deux municipalités prenaient «les gens pour des crétins».

Mercredi, avant le conseil des ministres, M. Moreau a reconnu qu'il avait surtout présenté son côté «rugueux» avec ses propos de la semaine dernière. Le ministre a affirmé que son ton traduisait la déception de voir les municipalités agir ainsi.

M. Moreau a confirmé qu'il avait accepté de rencontrer les municipalités en janvier prochain, à la suggestion de la Fédération québécoise des municipalités (FQM).

En annonçant en novembre des compressions de 300 millions $ dans les transferts aux municipalités, le premier ministre Philippe Couillard avait prévenu que celles qui choisiraient de hausser leurs taxes devraient rendre des comptes au gouvernement.

Mercredi, M. Moreau a affirmé que la décision de Longueuil et Laval était sans fondement.

«Sur le ton, je suis prêt à faire des concessions, mais sur le fond, la situation demeure la même», a-t-il dit.

M. Moreau a reconnu que sa façon de s'exprimer a été perçue comme inhabituelle et qu'il a montré «l'autre côté du côté givré», «le côté rugueux».

«Les gens ont dit: on n'est pas habitués à l'entendre utiliser ce genre de vocabulaire, a-t-il expliqué. Alors vous voulez revoir mon côté givré, je suis prêt à montrer mon côté givré.»

Selon M. Moreau, les deux municipalités ont trahi l'esprit négocié avec le pacte.

«L'esprit négocié dans ce pacte est très clair, a-t-il dit. C'est de dire: on vous demande de faire un effort à l'intérieur de la capacité, de la marge de manoeuvre que vous avez.»

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