Legault réclame d'urgence des baisses d'impôt

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a réclamé jeudi un allégement du fardeau fiscal dans le prochain budget des libéraux, attendu en juin, quitte à ce que cela accentue le déficit.

M. Legault a soutenu que cela servirait à stimuler la croissance de la consommation des ménages, qu'il place au coeur de la relance de l'économie.

«Peu importe la situation des finances publiques, il y a une urgence, compte tenu encore des chiffres (sur l'emploi) qu'on a eus vendredi dernier, puis de la situation vraiment inquiétante de l'économie du Québec, il y a nécessité, dans tous les cas de figure, de réduire les taxes», a-t-il dit dans un point de presse.

La CAQ espère que les libéraux aboliront prioritairement la taxe santé pour les personnes dont le salaire est de 45 000 $ et moins. L'élimination de cette taxe de 200 $ par personne retournerait un total de 700 millions $ dans les poches des contribuables admissibles, a estimé M. Legault.

«Si on veut relancer l'économie du Québec, c'est absolument nécessaire, c'est incontournable, à mon avis, de réduire les taxes pour relancer la consommation des ménages au Québec», a-t-il dit, en concluant une réunion de ses députés en prévision de la reprise des travaux parlementaires la semaine prochaine.

Dans le budget 2014-2015 déposé par le précédent gouvernement péquiste, les prévisions de croissance des dépenses étaient de 2,2%, pour 2014, et de 2%, pour 2015.

M. Legault n'a pas chiffré l'impact de l'abolition de la taxe santé sur la croissance des dépenses. Mais la CAQ relève que lorsque la croissance de la consommation totale diminue d'un point de pourcentage, les revenus de l'État baissent de 450 millions $.

Concluant à son tour une réunion de ses députés, le premier ministre Philippe Couillard a écarté la proposition de M. Legault, par la suite. Les libéraux veulent d'abord rétablir l'équilibre budgétaire d'ici 2015-2016 avant de réduire le fardeau fiscal des contribuables, a-t-il indiqué en conférence de presse.

«Notre but, c'est d'équilibrer le budget, de dégager des marges de manoeuvre, et on l'a dit en campagne et on le fera, dont la moitié serait affectée à la dette, et la moitié à la réduction du fardeau fiscal avec comme priorité la taxe santé, a-t-il dit. Mais il faut d'abord et avant tout rétablir l'équilibre budgétaire.»

La CAQ souhaite aussi que les libéraux plafonnent à 9,5 milliards $ les dépenses en immobilisation, plutôt que de les hausser à 11 milliards $ comme M. Couillard l'a proposé en campagne électorale.

Par ailleurs, M. Legault a déclaré jeudi que son groupe parlementaire doit aussi pouvoir bénéficier d'une représentation à Montréal financée par les budgets de l'Assemblée nationale.

Avant l'élection, les libéraux occupaient les bureaux de l'opposition officielle, qui se trouvent dans l'édifice de la Place Ville-Marie.

M. Legault estime que son groupe parlementaire, qui compte 22 députés, est en position d'exiger un partage proportionnel des locaux avec le Parti québécois, dont 30 députés ont été élus en avril.

Cette demande s'inscrit dans le cadre de la partie de souque à la corde qui mènera au partage des budgets de l'Assemblée nationale entre les groupes parlementaires de l'opposition.

«Pourquoi tous les bureaux seraient donnés seulement à une des oppositions, a-t-il dit. Le montant donné par député devrait tenir compte aussi des bureaux.»

Mercredi, le leader parlementaire du gouvernement, Jean-Marc Fournier, avait rejeté le raisonnement de M. Legault. M. Fournier a aussi exclu toute possibilité que des budgets supplémentaires soient alloués à la CAQ pour une représentation officielle du deuxième groupe de l'opposition.

Jeudi, M. Legault a déclaré que sa demande ne visait pas un budget supplémentaire, mais un partage équitable des ressources actuelles, financières ou physiques.

«Il y a un bureau à Montréal, à la Place Ville-Marie, a-t-il dit. Est-ce qu'on ne devrait pas partager ce bureau-là, étant donné que même si on regarde les pourcentages, le PQ a eu 25% du vote et nous on a eu 23% du vote.»

Tous les partis ont des sièges à Montréal, payés par les formations politiques, mais seuls le premier ministre et le chef de l'opposition officielle disposent jusqu'ici de bureaux défrayés entièrement par des fonds publics.

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