Le candidat Pierre Céré a déjà dénoncé les positions identitaires du PQ

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Auteur de l'essai Une hauche possible?, publié en 2010, Pierre Céré défend une gauche réformatrice.

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(Québec) Le Parti québécois (PQ) propose un «Nous ethnique», a déjà dénoncé Pierre Céré, son candidat dans Laurier-Dorion.

C'était en 2007. Alors coordonnateur du Comité chômage de Montréal, M. Céré faisait surtout référence au projet de loi péquiste visant à créer une citoyenneté québécoise. Lors de la dernière campagne électorale, Pauline Marois avait durci cette proposition, qui cible les anglophones, autochtones et nouveaux arrivants n'ayant pas une «connaissance appropriée» du français. Elle voulait leur retirer le droit de financer un parti, déposer une pétition ou se présenter aux élections.

Cette proposition a été mise entre parenthèses par le gouvernement péquiste minoritaire, qui n'a pas l'appui de l'opposition. Mais elle n'a pas été abandonnée pour autant.

«Je ne renie aucune virgule, aucun mot que j'ai écrit, a affirmé M. Céré, hier, en entrevue téléphonique. Je ne m'inscris pas dans un nationalisme ethnique.»

Le futur candidat dans Laurier-Dorion (quartiers Villeray et Parc-Extension, à Montréal) précise qu'il ne sait pas si ce projet de citoyenneté sera encore défendu par le PQ lors de la prochaine campagne électorale. «Et si c'est le cas, le PQ est un parti d'idées et de débats. J'y trouverai l'espace pour m'exprimer», assure-t-il.

Une «crise patentée»

Dans sa missive, M. Céré écrivait que «la crise identitaire est une crise patentée. Elle fait l'affaire de certains qui l'entretiennent et la nourrissent de peurs, d'ignorance, de désinformation et de préjugés». Il faudrait plutôt, soutenait-il, «apporter des solutions, tout en dédramatisant l'enjeu, somme toute marginal lorsque nous le mettons en perspective».

M. Céré croit aujourd'hui que le projet péquiste de charte de la laïcité constitue une telle réponse. Qui «dramatise» cet enjeu? Il préfère ne pas jeter de l'huile sur le feu. «C'est trop délicat», dit-il.

Il se montre «intéressé» par la proposition du sociologue Guy Rocher, partisan de la Charte, qui a proposé une «clause grand-père» pour permettre aux fonctionnaires déjà en place de continuer à porter des signes religieux ostentatoires durant une certaine période, afin de faciliter la transition et l'acceptabilité sociale.

M. Céré appuie aussi l'idée péquiste de renforcer la loi 101, bloquée par l'opposition libérale et caquiste l'année dernière.

Auteur de l'essai Une gauche possible?, le militant défend une gauche réformatrice. Il refuse l'anticapitalisme d'une certaine gauche. Il ne votait d'ailleurs pas pour Québec solidaire.

CItations passées

«Ce qu'il y a de plus inquiétant, dérangeant et troublant, c'est de continuer à occuper la scène de l'identité nationale en mêlant le tout à la question de l'immigration. Jean-François Lisée en rajoute: pas de citoyenneté québécoise, pas de droit de vote.»

«Est-ce que ces stratèges, penseurs, dirigeants et autres porte-voix du projet souverainiste sont conscients de barboter dans les eaux troubles de l'intolérance? Est-ce que quelqu'un, quelque part, dans ces rangs, se rend compte qu'il est en train de se promener avec une allumette dans une poudrière? Est-ce qu'ils savent qu'on n'appelle pas au destin d'un peuple en stigmatisant l'immigrant devenu une menace pour la nation?»

Dans La Presse, le 29 décembre 2007

Bémol sur la réforme de l'aide sociale

L'année dernière, Pierre Céré critiquait poliment la réforme de l'aide sociale de la ministre péquiste Agnès Maltais.

Le Protecteur du citoyen, la Commission des droits de la personne et les directeurs de la santé publique du Québec ont mis en garde le gouvernement péquiste contre cette réforme, rappelait-il. «Certains se feront un malin plaisir de vous mettre sous les yeux [ma lettre], écrivait-il dans nos pages. L'opinion que j'exprime ne se veut pourtant pas une attaque en règle, mais plutôt un plaidoyer pour ce qui nous semble juste. Je continue à croire que ce gouvernement est la meilleure chose qui pouvait arriver au Québec.»




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