Couillard exige un budget en février, mais dose ses menaces

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Le chef libéral Philippe Couillard

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(Saint-Félicien) Philippe Couillard somme le gouvernement péquiste de présenter son budget avant la fin février. Mais il n'ose pas menacer de se liguer à la Coalition avenir Québec pour déposer une motion de non-confiance et renverser le gouvernement si cette demande n'est pas satisfaite.

Avant d'élaborer de «tels scénarios», le chef libéral veut maintenir la pression sur la première ministre Pauline Marois.  «On s'attend à ce que le budget du gouvernement du parti québécois soit déposé très rapidement après celui du gouvernement fédéral, qu'on annonce le 11 février», a-t-il rappelé. Il faut environ deux semaines aux fonctionnaires pour ajuster leurs chiffres avec ceux du fédéral avant de déposer le budget du Québec.

Les libéraux complètent mercredi leur caucus de pré-session à Saint-Félicien. Pour leur chef, il ne fait plus de doute qu'une campagne électorale est imminente. «On en reparlera dans les prochaines semaines lors de la campagne», a d'ailleurs échappé M. Couillard quand on le questionnait sur un autre sujet.

Le dernier budget remonte à novembre 2012. Le ministre des Finances, Nicolas Marceau a présenté une mise à jour économique en novembre dernier. Il y a confirmé que la promesse du déficit zéro ne serait pas réalisée en 2013-14.

Après avoir contredit ses députés sur cette question cet automne http://goo.gl/13OaYh, M. Couillard est maintenant catégorique: il est «essentiel, impératif et incontournable d'atteindre l'équilibre budgétaire» l'année prochaine.

Stimuler les PME

Si Québec est incapable d'atteindre le déficit zéro, c'est à cause de la faiblesse des revenus et de l'inflation, sur lesquels on n'a pas de contrôle, a déjà soutenu le gouvernement péquiste http://goo.gl/CoqMkR.

«Pardon? On peut avoir beaucoup d'impact (sur les revenus), en créant de l'emploi», a réagi M. Couillard.

Il propose de rendre plus compétitives les PME, dont dépend largement la croissance économique québécoise.

Leurs dirigeants se plaignent «d'une taxation qui demeure excessive», rapporte-t-il.

Les libéraux proposent trois mesures de relance. D'abord, diminuer la taxe sur la masse salariale des PME. «Une partie importante pourrait être réduite pour les nouvelles embauches, notamment pour les PME du secteur manufacturier», explique M. Couillard. On créerait des emplois dans le secteur manufacturier, qui à leur tour en créeraient dans les autres secteurs, dit-il.

Deuxièmement, diminuer la «paperasse». «Ça peut être mis en place assez rapidement», assure-t-il. Il propose cette formule: «une entreprise, un dossier, un interlocuteur», en numérisant les processus.

Et enfin, diminuer leurs impôts. On a déjà allégé considérablement l'impôt sur le gain en capital, rappelle-t-il. Mais les PME sont imposées à 8% au Québec, alors que la moyenne canadienne est de 4,5%. Selon le chef libéral, il faut «dès maintenant, de façon progressive», rapprocher ce taux de la moyenne canadienne.   

Les libéraux veulent aussi rehausser les investissements en infrastructures de 15 milliards de dollars sur 10 ans.

Pour équilibrer le budget, M. Couillard promet qu'il ne créera ou ne bonifiera pas de programme social sans avoir réalisé une économie équivalente dans les dépenses, à l'exception des «mesures spécifiques de relance pour l'emploi à court terme.»




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