L'opposition veut des modifications aux conditions d'embauche d'André Boisclair

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André Boisclair

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Alexandre Robillard
La Presse Canadienne
Québec

Libéraux et caquistes ont réclamé mercredi une modification des conditions d'embauche de l'ancien chef péquiste André Boisclair, qui a bénéficié d'une double nomination sans précédent lorsqu'il a été choisi pour représenter le Québec à New York.

Après avoir principalement critiqué mardi l'omission du gouvernement relativement à cette double nomination, les deux partis de l'opposition ont établi des exigences.

La porte-parole libérale en matière de relations internationales, Christine St-Pierre, a affirmé que M. Boisclair devrait renoncer à la permanence dans la haute fonction publique qui lui a été accordée simultanément à son affectation à New York à titre de délégué général.

«Les Québécois ne sont pas dupes: on leur passe en catimini une nomination, on essaie de faire croire que cela se fait ailleurs, alors que c'est faux, a-t-elle dit. Est-ce que le ministre des Relations internationales Jean-François Lisée et deuxième premier ministre va reculer et demander à M. Boisclair de renoncer à ce cadeau de poste permanent?»

Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, a affirmé pour sa part que «la job à vie» de M. Boisclair démontre que les péquistes pratiquent le même «copinage» que les libéraux.

M. Legault a expliqué qu'il est opposé à la double nomination qui a permis à M. Boisclair d'obtenir, en même temps que son poste à New York, la charge de sous-ministre adjoint, assortie d'une permanence de la fonction publique.

«On est d'accord pour qu'un homme compétent soit nommé délégué général à New York, a-t-il dit. On est d'accord avec ça. Là où on n'est pas d'accord, c'est de lui donner une permanence, lui donner un emploi à vie à 170 000 $ par année. C'est là qu'est le problème.»

La première ministre Pauline Marois a maintenu que M. Boisclair pourra intégrer la haute fonction publique québécoise lorsque son mandat à New York sera complété.

«Cet homme compétent, nous l'avons nommé comme délégué du Québec à New York, et il continuera, après avoir été délégué, à servir les Québécois dans la haute fonction publique québécoise», a-t-elle dit.

Par ailleurs, le ministre Jean-François Lisée a admis qu'il avait fait une erreur lorsqu'il a soutenu, mardi, que l'ambassadeur du Canada à Paris, Lawrence Cannon, avait lui aussi bénéficié simultanément d'une titularisation dans la haute fonction publique fédérale.

«J'ai dit une chose qui est inexacte, a-t-il dit. Je la croyais exacte au moment où je l'ai dite. C'était une gaffe, je m'en excuse auprès des membres de cette Assemblée, je m'en excuse auprès de Lawrence Cannon.»

Une porte-parole de la délégation générale du Québec à New York, Daniele Knowles, a affirmé que M. Boisclair n'accordera aucune entrevue d'ici la fin d'une mission de Mme Marois à New York, prévue la semaine prochaine. «Il veut laisser les premiers messages à la première ministre lors de sa mission», a-t-elle dit.

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