Un Conseil des ministres du PQ réduit

Nicolas Marceau héritera vraisemblablement du portefeuille des Finances... (Photo: Ninon Pednault, La Presse)

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Nicolas Marceau héritera vraisemblablement du portefeuille des Finances et le Dr Réjean Hébert, de celui de la Santé.

Photo: Ninon Pednault, La Presse

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(Québec) Nicolas Marceau sera ministre des Finances et le Dr Réjean Hébert sera à la Santé: c'est un Conseil des ministres sans grandes surprises que dévoilera Pauline Marois le 19 septembre. On vise de 20 à 22 limousines - un gouvernement plutôt réduit par rapport aux précédents.

Lorsqu'il était minoritaire, Jean Charest avait fait entrer 22 personnes dans son gouvernement, alors qu'il comptait sur 47 élus. Du côté de Mme Marois, on a mis la barre à la même hauteur pour les 54 élus de mardi dernier. Jusqu'à maintenant, le comité de transition dirigé par Martine Tremblay, ancienne chef de cabinet de René Lévesque, a surtout réfléchi aux structures à venir, sans accoler de noms aux postes. Avec Jean St-Gelais, nouveau secrétaire général, Guy Morneau, ancien président de la Régie des rentes du Québec, et Pierre Roy, ex-patron de la Régie de l'assurance maladie, Mme Tremblay a longuement rencontré le premier fonctionnaire du gouvernement Charest, Gilles Paquin, mercredi dernier à l'hôtel Hilton de Québec. Au même moment, quelques étages plus bas, Jean Charest réunissait pour une dernière fois ses députés.

Prestation le 17 septembre

La prestation de serment des députés, c'est déjà connu, aura lieu le 17 septembre. D'ici là, personne n'aura reçu de coup de fil pour lui annoncer ses nouvelles fonctions, assure-t-on. La formation du Conseil des ministres prendra plus d'une journée, pense-t-on déjà, ce qui mène le dévoilement du nouveau Conseil au mercredi 19 septembre. Il faudra attendre jusqu'au mardi 30 octobre pour la reprise des travaux à l'Assemblée nationale. Une bien courte session qui se terminera début décembre.

Le gouvernement de Pauline Marois sera «classique», sans surprises, indique-t-on à l'avance. Mme Marois gardera pour elle toutes les responsabilités sur le front de la souveraineté - pas question d'un ministre attitré, comme l'avait été Richard Le Hir sous Jacques Parizeau.

Pour le poste important du Conseil du Trésor, on pourrait penser à Agnès Maltais, seule élue à Québec, qui y a siégé de 1998 à 2003.

On peut déjà parier sur l'entrée des Véronique Hivon, Bernard Drainville et Stéphane Bédard au Conseil des ministres. Le gouvernement Marois manque toutefois de solidité sur le plan économique; il faudra compter avec une recrue, Élaine Zakaïb, élue dans Richelieu. Depuis longtemps présidente des fonds régionaux au Fonds de solidarité de la FTQ, elle est une protégée de Claude Blanchet, conjoint de Mme Marois, qui a déjà présidé cet organisme.

La porte de sortie

On a déjà dans la ligne de mire quelques mandarins étroitement associés au gouvernement Charest: Marc Lacroix, secrétaire au Conseil du Trésor, ne pourra rester longtemps à ce poste stratégique - ancien candidat libéral, il a été chef de cabinet de Monique Gagnon-Tremblay et a travaillé aux élections de Jean Charest. Le même sort attend Marc Croteau, ancien chef de cabinet de Jean Charest, devenu sous-ministre aux Relations internationales, la zone d'expertise de Martine Tremblay. Louise Pagé fera aussi ses boîtes au ministère de l'Éducation. Partie à la retraite à la Sûreté du Québec, elle avait été rappelée en 2003 par le gouvernement Charest pour être responsable de la réingénierie de l'administration publique.




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