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Plus de 1 million en cinq ans pour le cabinet National

Le président-fondateur de National, Luc Beauregard.... (PHOTO: ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Le président-fondateur de National, Luc Beauregard.

PHOTO: ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

Denis Lessard
La Presse

(Québec) Sous les gouvernements libéraux ou péquistes, le cabinet de relations publiques National a toujours eu une bonne part de la manne dans la distribution des contrats. Mais la firme a été particulièrement choyée sous le gouvernement Charest au cours des dernières années.

En vertu de la Loi sur l'accès à l'information, La Presse a obtenu une partie des nombreux engagements pris par des organismes gouvernementaux avec la firme. En cinq ans, pour une dizaine d'organismes seulement, les contrats accordés dépassent le million de dollars.

Une des explications de cette récolte est la présence de Luc Ouellet, responsable du bureau de Québec pour National. Sociologue, il était déjà proche de Jean Charest à Ottawa quand il était jeune militant chez les conservateurs.

Il est toujours resté un conseiller de premier plan, et fait même partie du comité de stratégie que le Parti libéral du Québec (PLQ) a formé au début de l'année pour évaluer les scénarios d'élections générales. Le PLQ n'est pas en reste. Depuis 2001, M. Ouellet a donné 21 000 $ à la caisse du parti. Sa femme, Manon Gagnon, employée au cabinet de M. Charest, a quant à elle donné 15 000 $.

Prudent dans les ministères, National fait recette dans de nombreux organismes; au cours des cinq dernières années, la firme a récolté des contrats d'une valeur totale de 267 000$ à la Commission de l'équité salariale. Ces mandats ont atteint 75 000 $ en 2009 et en 2010, des engagements qui ont bénéficié de surplus de plus de 20 000 $.

La plus grande part de cette manne a été engagée sous la direction de Louise Marchand, devenue depuis présidente de l'Office québécois de la langue française. Un contrat de 50 000 $ accordé par le nouvel organisme de Mme Marchand à National a soulevé des questions du péquiste Yves-François Blanchet à l'Assemblée nationale.

L'Office a expliqué que National avait obtenu le mandat pour des services de conseil en communications en vue de la publication d'études sur la langue du commerce et l'affichage. Or, la ministre Christine St-Pierre et Mme Marchand, en commission parlementaire il y a deux semaines, ont soutenu que ces études n'étaient pas terminées, a relevé M. Blanchet.

National a aussi obtenu un contrat de l'organisme de Mme Marchand l'automne dernier, un mandat de 24 500$ de gré à gré, pour des conseils quant à la publication d'une première série d'études. Elle l'a emporté sur trois autres firmes pour un mandat de «diagnostic organisationnel» et un plan de communications, en février 2011, un contrat de 62 100 $.

D'autres organismes culturels ont eu recours à National. Le Grand Théâtre de Québec lui a accordé un mandat de 90 000 $ en mai 2009, pour «analyse et évaluation de scénarios de mise aux normes des équipements culturels». Le Grand Théâtre a payé 100 000 $ pour ce contrat.

L'année suivante, en janvier 2010, National a obtenu un autre mandat de 90 000 $ - 20 000 $ ont été payés parce que le budget Bachand, trois mois plus tard, a forcé la réduction des dépenses de communications.

Dotée d'un imposant service de communications, l'Université Laval a tout de même attribué un contrat de 96 000$ à National, au début de 2010.

La Société d'assurance automobile a accordé des contrats atteignant pas moins de 150 000 $ en cinq ans, dont un mandat important de 90 000 $ auquel s'est opposé le président de l'époque, John Harbour, confie une source libérale.

Avec William Leclerc

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