Légalisation du cannabis: l'échéancier serré préoccupe l'Alberta

Le gouvernement albertain affirme qu'il devra mettre les... (PHOTO ERIC ENGMAN, ARCHIVES FAIRBANKS DAILY NEWS-MINER/ASSOCIATED PRESS)

Agrandir

Le gouvernement albertain affirme qu'il devra mettre les bouchées doubles pour être en mesure de respecter la date butoir du 1er juillet imposée par Ottawa pour la légalisation du cannabis.

PHOTO ERIC ENGMAN, ARCHIVES FAIRBANKS DAILY NEWS-MINER/ASSOCIATED PRESS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Joël-Denis Bellavance et Hugo Pilon-Larose
La Presse

(Ottawa et Québec) L'Alberta partage les inquiétudes du Québec quant à l'échéancier serré du 1er juillet 2018 imposé par le gouvernement Trudeau en ce qui a trait à la légalisation du cannabis, tandis que des militants du Parti libéral du Québec s'apprêtent à revenir à la charge pour demander à Ottawa d'accorder aux provinces un délai supplémentaire afin d'éviter une transition chaotique.

« Ce sera un défi pour nous de respecter cet échéancier. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour le respecter, mais ce sera un défi », a indiqué hier Cheryl Oates, directrice des communications de la première ministre de l'Alberta, Rachel Notley.

À l'instar d'autres provinces, le gouvernement Notley a présenté seulement au cours des derniers jours son projet de loi visant à encadrer la vente et la distribution du cannabis à des fins récréatives. Selon Mme Oates, le gouvernement albertain devra mettre les bouchées doubles pour être en mesure de respecter la date butoir du 1er juillet.

Mme Notley assume actuellement la présidence du Conseil de la fédération. À leur dernière rencontre, à Edmonton, en juillet, les premiers ministres des provinces ont exhorté le gouvernement Trudeau à reporter l'entrée en vigueur de la légalisation du cannabis - requête qui a été rejetée par Ottawa.

La semaine dernière, le gouvernement libéral de Philippe Couillard est revenu à la charge en réclamant un délai supplémentaire d'un an, mais la ministre fédérale de la Justice Jody Wilson-Raybould lui a opposé une fin de non-recevoir.

PLQ : LES MILITANTS RÉCLAMENT UN DÉLAI

Ce refus d'Ottawa ne décourage toutefois pas certains militants libéraux provinciaux qui sont inquiets des retombées de la légalisation du cannabis et qui profiteront de la tenue du congrès du Parti libéral du Québec en fin de semaine pour débattre une résolution exigeant un délai supplémentaire.

La résolution, qui a été soumise par l'association libérale de la circonscription de Mégantic, presse le gouvernement du Québec de former « un front commun avec le Conseil de la fédération afin de déposer une demande officielle au gouvernement du Canada pour accorder un délai avant l'entrée en vigueur du projet de loi C-45 sur la légalisation du cannabis récréatif ».

Au cabinet de la ministre déléguée à la Santé publique Lucie Charlebois, l'attachée de presse Bianca Boutin n'a pas voulu se prononcer sur le contenu de la résolution, se contentant d'indiquer à La Presse que « nous suivrons le débat » qui aura lieu en fin de semaine, au congrès des libéraux à Québec.




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer