Justin Trudeau offre un mea culpa aux Autochtones à l'ONU

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Justin Trudeau a prononcé un discours devant l'Assemblée générale des Nations unies, jeudi.

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Jeiel Onel Mézil
La Presse Canadienne

Justin Trudeau a longuement défendu les efforts de son gouvernement pour faire respecter les droits des autochtones dans un discours prononcé à l'Assemblée générale des Nations unies, hier. Affirmant que les mauvais traitements subis par les Premières Nations représentent la «grande honte» des Canadiens, le premier ministre a vanté les initiatives de son gouvernement qui visent à «corriger le passé».

«Malgré les erreurs que nous avons faites, nous sommes encore remplis d'espoir»

Rappelant à l'Assemblée que la Confédération canadienne fête cette année son 150e anniversaire, Justin Trudeau a affirmé que le Canada «a été la patrie de millions de descendants de colons et d'immigrants depuis des centaines d'années et d'autochtones depuis des millénaires». M. Trudeau a déploré que les autochtones n'aient pas eu la chance d'apporter une contribution significative à la construction du pays. Toutefois, il a affiché de l'optimisme pour l'avenir. «Malgré les erreurs que nous avons faites, nous sommes encore remplis d'espoir», a-t-il dit.

«S'assurer que tous aient les mêmes opportunités»

Le premier ministre a également regretté qu'au cours de l'histoire, les droits des autochtones aient été bafoués. Les membres des Premières Nations, les Inuits et les Métis ont vécu «humiliation, négligence et agressions», a dit M. Trudeau. «La bonne nouvelle, c'est que les Canadiens l'ont compris», a-t-il ajouté. Justin Trudeau a rappelé que son gouvernement s'était engagé à appliquer sans réserve la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones. Il a exhorté l'assistance à agir pour l'égalité des chances. «Chacun de nous doit donner le meilleur de lui-même pour s'assurer que tous, incluant les autochtones, aient les mêmes opportunités.»

«Nous atteindrons un point où la réconciliation est possible»

Si le discours du premier ministre était rempli d'optimisme, M. Trudeau a reconnu qu'il s'était engagé dans des chantiers très difficiles. «Personne ne nous a tracé le chemin. Mais nous ne pouvons pas attendre. Le moment est venu de faire notre propre chemin ensemble, a-t-il affirmé. Le moment est venu de sortir des sentiers battus, de faire abstraction des limites imposées par de vieilles structures coloniales désuètes pour faire place à la nouveauté, à des structures qui respecteront le droit inhérent des autochtones à s'autogouverner et à déterminer leur propre avenir.»

Évoquant les dernières décisions de son gouvernement en ce qui concerne les autochtones, dont la création d'un ministère des relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord et d'un ministère des Services aux Autochtones, M. Trudeau s'est dit confiant quant à l'avenir des relations entre les autochtones et le reste des Canadiens. «Je suis confiant que nous atteindrons un point où la réconciliation est possible», a-t-il déclaré.

«Aucun pays ne peut échapper à la réalité des changements climatiques»

Par ailleurs, le premier ministre a livré un long plaidoyer pour la lutte contre les changements climatiques. «Aucun pays sur la planète ne peut échapper à la réalité des changements climatiques», a-t-il dit. Au moment où Donald Trump a annoncé son intention d'abandonner l'accord de Paris, Justin Trudeau l'a vigoureusement défendu et a assuré que «le Canada continuera à se battre pour le plan global [l'accord de Paris], qui a une réelle chance de faire face aux menaces du climat».

«Nous avons une chance de bâtir des économies propres»

Au-delà des défis que posent les changements climatiques, Justin Trudeau a aussi vanté les occasions économiques qu'ils présentent. «Nous avons une chance de bâtir au Canada et dans le monde des économies propres, en croissance et dynamiques», a-t-il indiqué. Le premier ministre a défendu sa taxe sur le carbone qui, «si bien implémentée», est selon lui «le meilleur moyen de réduire les émissions de gaz tout en continuant de faire croître l'économie».




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