Trudeau maintient sa position sur l'expansion de Trans Mountain

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Le projet de Kinder Morgan triplerait la capacité de l'oléoduc Trans Mountain qui s'étend actuellement d'Edmonton à Burnaby, près de Vancouver.

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Joanna Smith, Mia Rabson
La Presse Canadienne
Rome

Le premier ministre Justin Trudeau maintient sa position sur l'expansion de l'oléoduc Trans Mountain, malgré la coalition des néo-démocrates et des verts de Colombie-Britannique, qui veulent torpiller le projet de Kinder Morgan.

À l'occasion d'une conférence de presse conjointe avec le premier ministre italien, mardi, Justin Trudeau a réitéré que le feu vert accordé par Ottawa à Kinder Morgan était «fondé sur des faits quant aux meilleurs intérêts des Canadiens». Des élections provinciales ne changent rien au bien-fondé de ces faits, a-t-il poursuivi.

M. Trudeau a ajouté que son gouvernement comprend que bâtir une économie solide requiert du leadership tant sur les plans de l'environnement que de l'économie, et que ces facteurs orientent les choix des libéraux.

Il a tenu ces propos au lendemain de l'annonce d'une entente de principe entre le Parti vert et le Nouveau Parti démocratique pour former le prochain gouvernement en Colombie-Britannique, des partis qui ont exprimé leur opposition à l'expansion de Trans Mountain.

Le projet triplerait la capacité de l'oléoduc qui s'étend actuellement d'Edmonton à Burnaby, en Colombie-Britannique. Kinder Morgan doit lancer son premier appel public à l'épargne mardi.

Une source au gouvernement fédéral a toutefois reconnu que les événements en Colombie-Britannique avaient inquiété des gens à Ottawa. L'oléoduc a déjà causé son lot de controverse parmi les partisans du gouvernement libéral au pouvoir et même au sein du caucus, alors que certains députés britanno-colombiens s'y sont opposés.

Les conservateurs ont senti ce malaise. Le nouveau chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a déclaré qu'il y avait «des forces qui s'unissaient» pour signer l'arrêt de mort du projet, suggérant que M. Trudeau n'a pas la force de leur tenir tête.

«Il (M. Trudeau) a dit que c'était une responsabilité essentielle d'amener les ressources énergétiques canadiennes sur le marché. Est-ce que le premier ministre se tiendra finalement debout contre les forces qui veulent abolir ces emplois, ou il va s'y plier comme une doublure en carton?», a lancé M. Scheer.

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Justin Trudeau et son homologue italien Paolo Gentiloni à la Villa Madama, mardi à Rome.

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Promotion de l'accord Canada-Europe

En poursuivant son périple européen, Justin Trudeau a aussi fait l'éloge du commerce international dans un monde où la population est anxieuse devant son avenir.

Dans un discours prononcé devant des parlementaires italiens à Rome, mardi, M. Trudeau a cité l'accord commercial entre le Canada et l'Union européenne comme un exemple d'entente pouvant à la fois favoriser la création d'emplois et permettre à la population de profiter de la croissance économique.

«Nous en sommes fiers et vous devriez l'être aussi», a-t-il lancé dans la Salla della Regina, ou la Salle de la Reine, dans la chambre basse italienne.

L'Accord économique et commercial global (AECG) est actuellement étudié par le Sénat.

M. Trudeau a remercié les parlementaires italiens qui ont appuyé le traité, affirmant que celui-ci n'aurait pu être possible sans l'appui de leaders partageant sa vision, comme le premier ministre italien Paolo Gentiloni.

Le ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, dit que le gouvernement libéral espère convaincre d'autres pays des avantages du commerce en rendant celui-ci plus «réel» pour les citoyens.

M. Trudeau se trouve en Italie pour promouvoir les liens commerciaux et culturels entre les deux pays. Cette visite marque le point final de son séjour en Europe, lors duquel il a assisté à une rencontre des membres de l'OTAN à Bruxelles, participé au sommet du G7 en Sicile et obtenu une audience privée avec le pape François au Vatican.

Mardi, il a été présenté par la présidente de la Chambre des députés, Laura Boldrini, qui a fait l'éloge de sa lutte contre les changements climatiques. En italien, elle a souligné que cet enjeu ne peut pas être approché avec des solutions simplistes qui ne dépassent pas les frontières d'un seul pays.

«Le plus gros défi ne peut être relevé seul», a-t-elle insisté.

Le président du Sénat, Pietro Grasso, a pour sa part exprimé son inquiétude quant à l'isolationnisme et au protectionnisme qui ont plané au-dessus du sommet du G7.

Justin Trudeau a abordé les préoccupations qu'occasionnent à travers le monde par les changements amenés par «les forces jumelles de la technologie et de la mondialisation». ll a fait valoir que ces dernières peuvent apporter des pistes de solutions pour des enjeux tels que les changements climatiques.

«Toutes ces choses sont possibles si nous façonnons les grandes forces du changement de sorte à offrir du progrès aux gens», a-t-il plaidé.

«Les leaders qui croient pouvoir échapper à ces changements ou remonter le temps ont tort, a-t-il martelé. C'est notre responsabilité de tirer profit de ces changements pour la population.»




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