Trudeau à l'OTAN: l'attentat à Manchester pourrait bousculer l'ordre du jour

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau... (Archives La Presse canadienne, Darryl Dyck)

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Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau

Archives La Presse canadienne, Darryl Dyck

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Lee Berthiaume
La Presse Canadienne
OTTAWA

L'attentat meurtrier à Manchester fait revenir le fléau du terrorisme à l'avant-plan au moment où le premier ministre Justin Trudeau se prépare pour des rencontres de haut niveau avec des alliés outremer.

M. Trudeau s'envole mercredi pour Bruxelles pour le sommet des dirigeants de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), le premier depuis le début de la présidence de Donald Trump aux États-Unis.

Le premier ministre se rend ensuite à Taormine, en Italie, où se tient les deux jours suivants le 43e Sommet des dirigeants du G7. Il ira ensuite rencontrer le premier ministre italien à Rome et le pape François, à la Cité du Vatican.

Les sommets de l'OTAN et du G7 devaient déjà s'attarder au combat mondial contre le terrorisme, qui a été un sujet de prédilection de M. Trump.

Des officiels et des experts s'attendent désormais à ce que les projecteurs soient tournés encore plus directement vers ce défi mondial à la suite de l'attaque kamikaze, lundi soir, à la sortie d'un spectacle à Manchester, qui a fait 22 morts et 59 blessés.

Un responsable de l'OTAN, qui n'était pas autorisé à commenter publiquement la rencontre de jeudi à Bruxelles, a affirmé que l'attention serait tournée vers le terrorisme, et a dit croire que l'attaque à Manchester augmenterait l'«attention du public sur l'immédiateté de la menace».

Il pourrait s'agir d'un virage mitigé pour M. Trudeau, particulièrement durant la rencontre de l'OTAN, qui devait surtout s'attarder à l'ampleur des dépenses des pays alliés en défense.

Le Canada dépense seulement environ l'équivalent de 1 % de son produit intérieur brut en défense, ce qui représente la moitié de l'objectif de l'OTAN et place le Canada dans le dernier tiers, une position potentiellement inconfortable pour M. Trudeau.

Un accent qui serait davantage mis sur le combat contre le terrorisme permettrait au premier ministre de souligner les contributions du Canada à la guerre contre Daech (le groupe armé État islamique), une autre priorité de M. Trump.

«Nous serons beaucoup plus à l'aise de parler du combat contre le groupe armé État islamique, sur lequel nous nous démarquons plutôt bien, que du partage des dépenses (en matière de défense)», a souligné David Perry, analyste en défense à l'Institut canadien des affaires mondiales.

Le Canada compte actuellement environ 200 soldats des forces spéciales participant à la guerre dirigée par les États-Unis contre Daech, en plus de fournir des hélicoptères, du personnel médical, deux avions de surveillance et un appareil de ravitaillement en vol.

Le terrorisme devait aussi figurer en bonne place dans les discussions entre les dirigeants du G7, constitué du Canada, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, du Japon, du Royaume-Uni et des États-Unis.

Reste à savoir à quel point l'attaque à Manchester éclipsera certains des autres enjeux qui doivent être à l'ordre du jour du G7, comme les changements climatiques et le libre-échange, deux sujets que M. Trudeau souhaite aborder selon des responsables gouvernementaux.




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