PCC: Kellie Leitch défend son test des valeurs canadiennes

« Je vais battre [Justin] Trudeau en 2019, en... (Photo Liam Richards, Archives La presse canadienne )

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« Je vais battre [Justin] Trudeau en 2019, en anglais et en français », croit Kellie Leitch, candidate à la direction du Parti conservateur.

Photo Liam Richards, Archives La presse canadienne 

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(Ottawa) Première à se lancer dans la course à la direction du Parti conservateur l'an dernier, l'ancienne ministre du Travail Kellie Leitch ne passe pas par quatre chemins quand on l'invite à expliquer pourquoi elle veut succéder à Stephen Harper.

« Parce que je vais battre [Justin] Trudeau en 2019, en anglais et en français », lance tout de go Mme Leitch, qui s'est démarquée des autres candidats dans cette course en proposant d'imposer un test des valeurs canadiennes aux immigrants qui veulent s'installer au Canada.

Alors que les membres du Parti conservateur sont en train de faire leur choix en remplissant leur bulletin de vote dans le confort de leur maison avant de l'envoyer à la permanence du parti au plus tard vendredi prochain, Mme Leitch affirme avoir à sa disposition une solide organisation qui causera la surprise lorsque les résultats du vote seront dévoilés à Toronto le samedi 27 mai.

Un test des valeurs canadiennes

Dans une entrevue accordée à La Presse qui s'est déroulée presque entièrement en français, Mme Leitch a affirmé que sa promesse d'imposer un test des valeurs canadiennes - critiquée par la majorité de ses adversaires dans la course - est appuyée par la majorité des Canadiens, qui opte pour la politique du « gros bon sens ».

« Ma politique sur l'immigration est très importante. Les autres pays du monde ont adopté de nouvelles lois, de nouvelles règles pour mieux encadrer le système d'immigration. Mais ici, au Canada, le gouvernement libéral continue de se mettre la tête dans le sable. » 

« Je pense que les conservateurs gagnent quand ils misent sur des politiques du gros bon sens », a affirmé Mme Leitch, en soulignant des sondages qui indiquent qu'une importante majorité des Canadiens appuyaient son idée de s'assurer que les nouveaux venus respectent des valeurs comme la liberté, la tolérance et l'égalité entre les hommes et les femmes.

Elle cite en guise d'exemples la victoire de Mike Harris en Ontario en 1995, qui avait proposé une « révolution du bon sens », et celle des conservateurs de Stephen Harper sur la scène fédérale aux élections de 2006.

Mme Leitch a affirmé que sa proposition sur les valeurs canadiennes n'effrayait pas les communautés ethnoculturelles. « Le Canada fait l'envie du monde à cause des valeurs qu'il défend. Il faut défendre ces valeurs », a-t-elle dit.

À l'écoute des gens ordinaires

En entrevue, la députée de Simcoe-Gray, qui a été élue en 2011 et qui continue de pratiquer la médecine malgré son entrée en politique, se défend d'avoir un seul cheval de bataille dans cette course, soulignant qu'elle propose aussi des mesures pour réduire le gaspillage de l'État, rétablir l'équilibre budgétaire, réduire les impôts et abolir toute taxe fédérale sur le carbone.

Si elle a déjà déclaré que la victoire de Donald Trump aux États-Unis pouvait être une inspiration pour les conservateurs au Canada, Mme Leitch se montre plus prudente, maintenant que l'on voit les premiers mois chaotiques de son administration à Washington. Mais elle souligne qu'elle sera à l'écoute des gens ordinaires, si elle devient leader du Parti conservateur et par la suite première ministre, comme le fait Donald Trump, selon elle, depuis son élection.




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