Le vérificateur général critique le système de santé au Nunavut

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Les drapeaux du Nunavut et du Canada flottent côte à côte dans la capitale du territoire, Iqaluit.

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La Presse Canadienne
Ottawa

Le vérificateur général du Canada critique vertement le système de santé au Nunavut, faisant valoir, dans un rapport dévoilé mardi, que celui-ci échoue à sa tâche d'assurer la qualité des services offerts ainsi que la sécurité de ses employés.

Michael Ferguson reproche au territoire arctique de ne pas appuyer les travailleurs établis dans des communautés isolées.

Ces employés ne bénéficient pas des formations nécessaires pour effectuer certaines tâches, comme faire passer une radiographie, selon le rapport.

«Le ministère (de la Santé) ne s'est pas assuré que les infirmières et infirmiers en santé communautaire, les employés chargés des radiographies et les interprètes recevaient la formation nécessaire pour travailler dans des localités isolées», écrit le vérificateur général.

M. Ferguson tire ses conclusions au terme de l'analyse des soins administrés dans 25 communautés du Nunavut, qui sont desservies par 22 centres de santé communautaires, par le centre régional à Rankin Inlet et Cambride Bay et par l'hôpital général Quikiqtani, à Iqaluit.

Les centres de santé sont généralement dirigés par une infirmière en chef épaulée par des infirmières communautaires. Des médecins et des spécialistes visitent périodiquement les établissements de santé et fournissent également des conseils par téléphone.

Une des analyses exposées dans le rapport de M. Ferguson a permis de conclure que 45 pour cent des radiographies en 2014-2015 dans certaines communautés étaient «de piètre qualité pour établir un diagnostic».

«Bien que des activités de formation aient été offertes depuis, nous avons constaté que la plupart des membres du personnel chargé de faire les radiographies que nous avons rencontrés n'avaient jamais suivi de formation ou n'en avaient pas suivi depuis plusieurs années, ou étaient d'avis qu'il fallait davantage de formation», indique le rapport.

Un financement devrait être injecté afin d'assurer que les travailleurs soient bien formés, suggère-t-on.

Les vérifications relatives aux soins promulgués, qui visent à assurer la qualité des services, ont par ailleurs rarement été effectuées, soulève M. Ferguson.

Le vérificateur général estime que le ministère ne considère pas les risques en matière de sécurité auxquels font face ces travailleurs.

«Ces incidents concernaient des agressions verbales et physiques subies par le personnel, des menaces émises par les patients et des entrées par effraction aux centres de santé», indique M. Ferguson dans son rapport.

Par ailleurs, un rapport datant de 2015 sur des infirmières communautaires faisait déjà état que de nombreux membres du personnel craignaient pour leur sécurité, relève-t-on dans le document publié mardi.

M. Ferguson prend également en considération les réalités difficiles du système de santé nordique, notamment celle reliée à la tâche ardue de trouver des travailleurs prêts à travailler dans des communautés isolées, aux prises avec un coût de la vie élevé et peu d'occasions d'emplois pour les conjointes, note-t-on.

On affirme par ailleurs que pas moins de 70 millions $ des 420 millions $ en budget alloués au Nunavut servent à éponger les frais de transport des patients.

M. Ferguson a offert 17 recommandations, notamment une meilleure formation et une amélioration des mesures de sécurité pour les employés établis dans des communautés reculées.

Le gouvernement du Nunavut s'est dit en accord avec toutes les recommandations du vérificateur général.




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