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Course au PCC: O'Leary participera à un débat bilingue à Montréal

Natif de Montréal, l'homme d'affaires Kevin O'Leary, qui... (PHOTO JONATHAN HAYWARD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Natif de Montréal, l'homme d'affaires Kevin O'Leary, qui brigue la direction du Parti conservateur, ne parle pas français. Il a cependant promis d'apprendre la langue de Molière à temps pour les élections fédérales d'octobre 2019.

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(Ottawa) Après avoir soigneusement évité de participer au seul débat en français de la course à la direction du Parti conservateur à Québec le mois dernier, l'homme d'affaires Kevin O'Leary accepte de prendre part à une autre joute oratoire au Québec. Mais ce débat, qui aura lieu le 13 février à Pointe-Claire, dans l'Ouest-de-l'Île de Montréal, sera bilingue.

M. O'Leary, qui est natif de Montréal mais ne parle pas français, a soulevé l'ire de plusieurs de ses adversaires et de militants conservateurs en confirmant quelques heures seulement après la tenue du débat en français qu'il se lançait dans la course.

Selon des informations obtenues par La Presse, hier, M. O'Leary est l'un des 11 candidats à avoir confirmé sa participation à la joute oratoire du 13 février qui est organisée par les associations conservatrices de Pierrefonds-Dollard et Lac-Saint-Louis. Le débat de deux heures aura lieu au Holiday Inn de Pointe-Claire à compter de 19 h.

« Kevin O'Leary a confirmé sa présence à ce débat. Au Québec, c'est bien dans l'Ouest-de-l'Île de Montréal que l'on retrouve une certaine sympathie envers M. O'Leary », a indiqué une source conservatrice qui a requis l'anonymat.

«On verra bien s'il sera en mesure de transformer cette sympathie en votes. Mais c'est clair que ce sera un test majeur pour lui, d'autant qu'il est natif de Montréal.»

Une source conservatrice

En tout, 14 candidats briguent la direction du Parti conservateur. Les 10 autres candidats qui seront présents au débat du 13 février sont Chris Alexander, Michael Chong, Lisa Raitt, Kellie Leitch, Maxime Bernier, Andrew Scheer, Steven Blaney, Erin O'Toole, Rick Peterson et Andrew Saxton. Les trois candidats qui brilleront par leur absence sont Deepak Obhrai, Brad Trost et Pierre Lemieux.

Les deux principaux thèmes qui seront abordés lors du débat porteront sur l'économie et la sécurité nationale. M. O'Leary a aussi confirmé sa présence à un autre débat, le 4 février, à Halifax. Ce débat est organisé par le Parti progressiste-conservateur de la Nouvelle-Écosse.

Aux dernières élections fédérales, le Parti conservateur a été balayé de la carte électorale dans l'ensemble des provinces atlantiques, les libéraux remportant les 32 sièges que compte cette région du pays à la Chambre des communes. Tous les débats qui seront organisés d'ici à ce que les membres du parti choisissent le successeur de Stephen Harper le 27 mai seront bilingues.

DÉCLARATIONS FRACASSANTES

Avant même son entrée dans la course, M. O'Leary a fait plusieurs déclarations fracassantes. Il a notamment déclaré qu'il était superflu d'apprendre la langue française en affirmant que la majorité des jeunes Québécois étaient bilingues. Il a depuis corrigé quelque peu le tir en promettant d'apprendre la langue de Molière à temps pour croiser le fer avec Justin Trudeau lors des prochaines élections fédérales, prévues en octobre 2019.

Hier, il a soutenu qu'il serait mieux en mesure que Justin Trudeau de travailler avec le président des États-Unis Donald Trump parce qu'il a su créer un réseau de connaissances impressionnant au sud de la frontière, où il passe une bonne partie de l'année, soit à Boston ou en Floride, en raison de ses liens d'affaires. Il participe d'ailleurs encore à l'émission de téléréalité américaine Shark Tank. M. O'Leary se trouvait hier matin à la Bourse de New York pour sonner la cloche et le début de la séance.

Mais des adversaires tentent de contrer sa grande notoriété dans le Canada anglais en soutenant qu'il n'est pas un vrai conservateur. Le candidat Erin O'Toole a publié un communiqué de presse plus tôt cette semaine soulignant que l'homme d'affaires avait donné près de 500 $ aux libéraux de sa circonscription de Durham en 2004 et qu'il avait aussi délié les cordons de sa bourse en faveur de l'ancien candidat démocrate Al Gore durant l'élection présidentielle de 2000 aux États-Unis, remportée par le républicain George W. Bush.




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