Trudeau assure qu'il ne prête pas plus l'oreille à ceux qui financent le PLC

Justin Trudeau... (ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, SEAN KILPATRICK)

Agrandir

Justin Trudeau

ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, SEAN KILPATRICK

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Justin Trudeau jure que la participation à des activités de financement ne représente pas une occasion d'influencer le gouvernement.

Le premier ministre a été invité à revenir sur l'enjeu du financement au moment de dresser le bilan de son année, lundi, en conférence de presse à Ottawa.

« En aucun cas le fait de participer à une activité de financement n'offre un accès particulier ou privilégié à qui que ce soit », a-t-il assuré.

« Les décisions que je prends au gouvernement sont basées sur ce qui est bon pour les Canadiens et non sur ce qu'un individu peut dire lors d'une activité de financement », a-t-il martelé.

Pour le député néo-démocrate Alexandre Boulerice, le premier ministre vient de « se placer les deux pieds dans les plats » en y allant de cette déclaration qui « sort un peu des lignes que ses conseillers lui ont préparées ».

Car M. Trudeau vient « d'avouer, de manière très candide », que ces événements sont des opportunités, pour de riches donateurs, de discuter d'enjeux gouvernementaux avec ceux qui sont en position de décider, a plaidé M. Boulerice en point de presse, lundi après-midi.

« Là, les masques tombent. Ils ont toujours prétendu que [dans] ces soirées-là, on parlait de la pluie et du beau temps, mais qu'on ne parlait jamais des affaires du gouvernement », a laissé tomber le député montréalais.

Son collègue conservateur Gérard Deltell fait la même analyse. « C'est un aveu. M. Trudeau reconnaît que lorsqu'il fait des activités de financement à 1500 $, il se met en conflit d'intérêts, et contre ses propres règles d'éthique », a-t-il tranché en mêlée de presse.

Le gouvernement libéral fait face à un barrage de questions sur le financement politique depuis des semaines à la Chambre des communes.

L'opposition dépeint ces activités de financement où un billet peut se vendre jusqu'à 1500 $ - soit le maximum annuel permis pour une contribution à un parti politique - comme des occasions d'influencer le gouvernement.

En réponse aux critiques, le gouvernement a fait valoir à répétition qu'il suit à la lettre les règles de financement au fédéral, qui sont « parmi les plus strictes au pays », un argument que M. Trudeau a réitéré lundi en conférence de presse.

Il a également insisté sur le fait que depuis leur arrivée au pouvoir, les libéraux consultent un grand nombre de Canadiens sur une variété de sujets, et ce, tant dans le cadre d'assemblées publiques que d'événements communautaires.

Retour du financement public

Le premier ministre n'a par ailleurs pas fermé la porte à la possibilité de ramener le financement public des partis politiques, une option encouragée par certains de ses députés d'arrière-ban.

« Je suis ouvert à des discussions et des suggestions, toujours, sur comment on peut renforcer la confiance que les Canadiens ont en nos institutions », a-t-il fait valoir.

Le Bloc québécois a déposé il y a quelques jours en Chambre un projet de loi visant le retour de cette subvention.

Le financement avait été aboli par le précédent gouvernement de Stephen Harper, au grand dam de l'ensemble des partis d'opposition de l'époque, incluant les libéraux.




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer