Biden: «Il faudra des hommes comme vous, monsieur le premier ministre»

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Le vice-président américain, Joe Biden, est accueilli par le premier ministre, Justin Trudeau, à l'occasion d'un dîner officiel donné en son honneur, à Ottawa.

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(Ottawa) L'administration Obama n'a jamais caché qu'elle avait des atomes crochus avec le premier ministre Justin Trudeau. Mais le vice-président américain Joe Biden, qui est en visite officielle au Canada cette semaine, presse maintenant le jeune premier ministre canadien d'être un « véritable leader » qui portera le flambeau du libéralisme économique sur la scène internationale.

« Il y a beaucoup d'introspection [soul searching], actuellement en Europe, et vous en avez vu un peu dans mon pays, mais je suis tout à fait persuadé que c'est l'Amérique du Nord qui est en meilleure position, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, pour mener le monde et l'hémisphère. [...] Les changements qui auront lieu [au cours des prochaines années] seront astronomiques, le progrès aura lieu et il faudra des hommes comme vous, monsieur le premier ministre, pour comprendre comment ces progrès s'intégreront dans un contexte libéral de régime économique et d'ordre international. Nous passerons à travers cette période parce que nous sommes Américains et Canadiens », a dit le vice-président américain Joe Biden lors du dîner officiel donné en son honneur hier à Ottawa.

« Si vous regardez à travers le monde, il y a des périodes où il y a pénurie de véritables leaders [genuine leaders] et des périodes où il y a une grande offre. Actuellement, je n'ai jamais vu l'Europe douter autant d'elle-même. Le monde va passer beaucoup de temps à vous regarder, monsieur le premier ministre, pendant que nous aurons plus de défis que jamais, en matière d'ordre international, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », dit le vice-président Biden, vieux routier des relations internationales qui a été sénateur du Delaware de 1973 à 2009 avant de devenir vice-président des États-Unis, en janvier 2009.

Cette visite en fin de mandat du vice-président américain à Ottawa montre bien les atomes crochus qui se sont créés depuis un an entre l'administration Obama et le gouvernement Trudeau. Le premier ministre Trudeau a été reçu lors d'un dîner d'État à la Maison-Blanche en mars dernier, une première en 19 ans pour un premier ministre canadien.

UNE NOUVELLE ÈRE DE LA RELATION CANADO-AMÉRICAINE

Avant de recevoir le vice-président américain Joe Biden à dîner à Ottawa devant quelques centaines d'invités, Justin Trudeau a raconté qu'il était sorti courir dans la neige qui tombait hier sur la capitale fédérale. Une sortie de course à pied qui lui a rappelé que dans un peu plus d'un mois, Joe Biden et le président Barack Obama quitteraient la Maison-Blanche. Et que, de même que les saisons changent, une nouvelle ère de la relation canado-américaine s'entamerait bientôt avec l'investiture du président désigné Donald Trump (dont le nom n'a pas été prononcé, hier, lors des deux discours).

« Ça m'a fait penser au cycle des saisons, comment les Canadiens réussissent peu importent les conditions, a dit le premier ministre Trudeau hier soir. Ça m'a fait penser à cette amitié [canado-américaine] extraordinaire qui se développe peu importent les cycles politiques. Que ce soit sous un soleil chaud ou sous beaucoup de neige, que ce soit à faire du canoë sur un lac ou à lever le coude dans le coin lors d'un match de hockey, nous nous entendons bien dans toutes les situations. Notre amitié se développe dans toutes les situations que nous rencontrons. »

Dans son discours, le vice-président Joe Biden a aussi évoqué la mémoire de Pierre Elliott Trudeau, qu'il a connu dans les années 70 alors qu'il était jeune sénateur du Delaware. « J'ai connu votre père, a-t-il dit à Justin Trudeau. C'était un homme bien et honorable. Quand j'ai perdu une partie de ma famille [sa femme et sa fille sont mortes dans un accident d'auto en 1972], je me rappelle qu'il a communiqué avec moi. Je l'ai ensuite regardé travailler [dans les années 70] et c'était un homme d'une grande intégrité. Mon père disait qu'on mesurait son succès comme père quand on regardait ses enfants et qu'on réalisait qu'ils s'avéraient meilleurs que soi. [...] J'ai connu du succès comme père, et votre père a connu beaucoup de succès. »




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