Le Canada n'entend pas accélérer la réouverture de son ambassade en Iran

Le Canada a rompu ses relations diplomatiques avec... (Photo Morteza Nikoubazl, archives Reuters)

Agrandir

Le Canada a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran en septembre 2012.

Photo Morteza Nikoubazl, archives Reuters

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Ottawa) Le Canada n'a pas l'intention d'emboîter le pas rapidement au Royaume-Uni qui a décidé plus tôt cette semaine de normaliser ses relations diplomatiques avec l'Iran en nommant un ambassadeur à Téhéran, cinq ans après que les deux pays eurent rompu leurs relations.

Stéphane Dion, ministre des Affaires étrangères du Canada... (Photo Ints Kalnins, archives Reuters) - image 1.0

Agrandir

Stéphane Dion, ministre des Affaires étrangères du Canada

Photo Ints Kalnins, archives Reuters

Le gouvernement Trudeau a toujours l'intention de rouvrir son ambassade dans la capitale iranienne au moment opportun, a-t-on indiqué au bureau du ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, mais il compte le faire en procédant par étapes et en tenant compte du comportement du régime iranien envers le Canada et envers le reste de la communauté internationale.

Le Canada a rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran en septembre 2012. L'ancien gouvernement conservateur de Stephen Harper avait alors annoncé la fermeture immédiate de l'ambassade canadienne en Iran et l'expulsion du pays de tous les diplomates iraniens en poste au Canada.

L'absence de relations diplomatiques rend encore plus complexe toute discussion entre les deux pays pour obtenir la libération d'Homa Hoodfar, une Canadienne d'origine iranienne qui a été jetée en prison en juin. Les autorités iraniennes l'accusent d'avoir appuyé « des activités féministes » et de s'être livrée à de la propagande contre la République islamique d'Iran.

Fin progressive des sanctions

En janvier, le ministre Dion avait annoncé que le Canada allait progressivement mettre fin aux sanctions imposées contre l'Iran, à l'instar de ses principaux alliés, après que l'Agence internationale de l'énergie atomique, un organisme des Nations unies, eut conclu que le régime iranien respectait ses engagements concernant l'interdiction d'utiliser le nucléaire à des fins militaires. M. Dion avait aussi indiqué que la normalisation des relations diplomatiques se ferait par étapes.

« Tel que mentionné par le ministre Dion à plusieurs reprises, le Canada entend se réengager avec l'Iran. Notre réengagement s'effectuera de manière prudente et progressive. Aucun échéancier n'a été établi pour ce processus [concernant la réouverture de l'ambassade du Canada] », a indiqué Chantal Gagnon, l'attachée de presse de M. Dion, dans un courriel à La Presse.

Selon une source gouvernementale, le Canada opte pour la plus grande prudence en matière de relations diplomatiques avec l'Iran, d'autant qu'il subsiste une méfiance entre les deux pays même si le gouvernement Trudeau juge important de rouvrir le dialogue.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer