Il faut tourner la page sur l'affaire Duffy, estime Peter Harder

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Peter Harder, haut fonctionnaire de carrière qui siège comme sénateur indépendant, a été nommé à ce nouveau poste par le premier ministre Justin Trudeau et a prêté serment il y a un mois.

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(Ottawa) Il est temps de tourner la page sur le scandale des dépenses de Mike Duffy, a exhorté le nouveau représentant du gouvernement au Sénat, Peter Harder, lors d'une entrevue avec La Presse.

M. Harder, haut fonctionnaire de carrière qui siège comme indépendant, a été nommé à ce nouveau poste par le premier ministre Justin Trudeau et a prêté serment il y a un mois.

Le sénateur Duffy est retourné au Sénat hier, après avoir été déclaré non coupable de 31 accusations criminelles de fraude, abus de confiance et corruption au terme de l'un des procès les plus médiatisés des annales politiques canadiennes.

M. Duffy n'a pas parlé aux journalistes, et plusieurs questions restent en suspens quant à la suite des choses dans cette crise qui a explosé il y a plus de trois ans et qui a monopolisé l'attention au Parlement.

Se remettre au travail

Le salaire confisqué à Mike Duffy pendant les mois où il a été suspendu devrait-il lui être remboursé, comme l'a suggéré son avocat Donald Bayne?

L'ancien journaliste-vedette de CTV et CBC devrait-il être autrement dédommagé financièrement pour les pertes et préjudices qu'il a subis, notamment à sa santé et à sa réputation?

Ses frais d'avocats devraient-ils être remboursés par les contribuables?

Et le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson, devrait-il entreprendre un audit de ses dépenses? C'est ce qu'a suggéré l'avocat de l'ex-premier ministre Stephen Harper la semaine dernière. M. Ferguson a étudié les dépenses de tous les sénateurs pour une période de deux ans, mais il s'est tenu loin de celles des sénateurs qui faisaient déjà l'objet d'enquêtes policières ou de procédures judiciaires, dont Mike Duffy et Patrick Brazeau.

La réponse à toutes ces questions est invariablement non, tranche le représentant du gouvernement au Sénat, Peter Harder.

Sur la question de l'audit, «je ne ferais pas de pressions en ce sens, a déclaré M. Harder. Je ferais plutôt pression pour qu'on poursuive notre travail et une partie de ce travail est d'accélérer certaines des réformes de la divulgation des dépenses, vérifications internes et autres procédures administratives que nous devons moderniser».

Sa réponse est la même sur les questions de remboursement, incluant le salaire perdu par son nouveau collègue. «Mon conseil serait de tourner la page. Et tout le monde retourne au travail», martèle le sénateur.

M. Duffy était à six mois à peine d'être admissible à une pleine pension lorsque le Sénat a décidé de suspendre ce droit. Une nouvelle résolution devra être présentée par la Chambre haute pour lui permettre de recommencer à participer au régime. Une telle démarche pourrait être entreprise rapidement, au cours des prochains jours.

***

PETER HARDER EN CINQ DATES

1952 : Naît de parents d'origine allemande et grandit dans une petite communauté mennonite du sud de l'Ontario.

1979 : Travaille pour divers politiciens progressistes-conservateurs, dont le chef de l'opposition Joe Clark.

1991 : Nommé sous-ministre par Brian Mulroney. Il dirigera plusieurs ministères, incluant ceux de l'Immigration, de l'Industrie et des Affaires étrangères.

2007 : Passe au secteur privé, commence à siéger à plusieurs conseils d'administration et devient président du Conseil d'affaires Canada-Chine.

2015 : Prend la tête du comité de transition chargé de préparer les premiers mois du gouvernement Trudeau.

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