Affaire Duffy: Maxime Bernier blâme le bureau de Harper

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Stephen Harper et Maxime Bernier à Saint-Georges de Beauce, en octobre 2009.

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Fannie Olivier
La Presse Canadienne
Ottawa

Le candidat à la direction du Parti conservateur Maxime Bernier croit que Stephen Harper et ses proches devraient faire un examen de conscience dans l'affaire Duffy. Il salue du même souffle le jugement rendu il y a deux semaines, qui blâme sévèrement le bureau du premier ministre de l'époque.

Le jour même où Mike Duffy a été aperçu sur la colline du Parlement à Ottawa après une absence de plus de deux ans, le député de Beauce a vanté le jugement qui a blanchi complètement le sénateur.

«Je l'ai lu et je pense que c'est un bon jugement. La façon dont l'ancien gouvernement agissait et tout cela», a-t-il lancé à son entrée à la période de questions, lundi.

«Je pense que nous avons une partie du blâme à prendre et que les gens qui étaient en charge à l'époque, ils doivent prendre le blâme», a-t-il ajouté.

M. Duffy a été acquitté des 31 chefs accusations de fraude, de corruption et d'abus de confiance qui pesaient contre lui à l'issue d'un long procès médiatisé.

Dans sa décision rendue le 21 avril, le juge Charles Vaillancourt a eu des mots durs pour le bureau du premier ministre et qualifié de «choquant» le stratagème de remboursement imaginé par le chef de cabinet de l'époque, Nigel Wright.

Lundi, le sénateur de l'Île-du-Prince-Édouard ne s'est pas arrêté pour répondre aux questions des journalistes. À son bureau de l'édifice du centre, les portes sont demeurées fermées.

Le Sénat avait suspendu sans salaire M. Duffy en novembre 2013. Il a pu toucher à nouveau son salaire après les élections générales d'octobre, mais on ignore s'il entreprendra des démarches pour se faire rembourser le manque à gagner.

M. Bernier ne croit pas pour autant que M. Duffy devrait obtenir ce salaire de façon rétroactive. Une des anciennes collègues du caucus conservateur de M. Duffy, la sénatrice Linda Frum, est elle aussi d'avis que le Sénat n'a pas à lui rembourser quoi que ce soit, la procédure de suspension sans salaire ayant été faite selon les règles, d'après elle.

La sénatrice Frum a également dit espérer que le sénateur Duffy ferait montre d'une intégrité qui, peut-être, «manquait par le passé», maintenant qu'il est de retour au Sénat.

Le député néo-démocrate Alexandre Boulerice a également dit croire que le Sénat ne devrait pas payer à M. Duffy les mois de salaire manquants.

Je pense ça serait une insulte pour les contribuables québécois et canadiens qu'un sénateur qui a été suspendu pour des magouilles (...) puisse être payé pour tous les mois où il n'a pas travaillé au Sénat. Ma première réaction c'est: «un chausson avec ça?»», a-t-il illustré.

Avec son acquittement, M. Duffy pourra participer à nouveau aux travaux du Sénat, qui siège dès mardi. Il ne devrait pas réintégrer le caucus conservateur et demeurera donc indépendant.

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