Mario Beaulieu ne sera pas candidat à la direction du Bloc

Mario Beaulieu... (Archives La Presse, Robert Skinner)

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Mario Beaulieu

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(Ottawa) Mario Beaulieu ne tentera pas de redevenir chef du Bloc québécois. L'ancien chef bloquiste reconnaît qu'un chef plus jeune pourrait être un atout pour le Bloc, alors que deux candidats de moins de 30 ans ont fait connaître leur intérêt.

«J'ai décidé de ne pas participer à la course à la direction pour pouvoir me consacrer entièrement à la campagne de promotion de l'indépendance. Je suis toujours allé où je suis le plus utile. En ce moment, c'est essentiel pour l'avenir du Québec», a dit M. Beaulieu, qui est député de La Pointe-de-l'Île, ce matin lors d'un point de presse à la Chambre des communes. 

M. Beaulieu n'a pas voulu donner son appui à aucun des trois candidats ayant fait connaître leur intérêt pour la direction du Bloc, dont le député Xavier Barsalou-Duval qui assistait au point de presse à ses côtés. M. Barsalou-Duval, un professeur en comptabilité au collégial âgé de 27 ans, croit que le Bloc «doit renouveler». «Je ne veux pas faire de l'âgisme, mais c'est évident que le Bloc québécois doit se renouveler, dit-il. On a recruté beaucoup de nouveaux militants avec l'arrivée de M. Beaulieu. Avec la dernière course, on a eu tout un enthousiasme auprès des jeunes militants et on doit continuer à aller chercher de nouveaux militants».

Âgé dans la fin cinquantaine, Mario Beaulieu croit aussi qu'un jeune chef pourrait être un atout. «Qu'il y ait beaucoup de jeunes qui s'intéressent au Bloc, c'est une très bonne nouvelle, dit le député de La Pointe-de-l'Île. Ce sont les jeunes qui vont faire l'indépendance. Je pense que c'est avant tout dans le coeur qu'on est jeune.» 

Mario Beaulieu a été élu chef du Bloc québécois en juin 2014, mais, avec des sondages décevants à l'approche des élections, a laissé sa place à Gilles Duceppe un an plus tard. Il a été chef du Bloc sans être député à la Chambre des communes, puis a été élu député en octobre dernier. M. Beaulieu n'a pas précisé si, à son avis, le prochain chef devait provenir du caucus des députés. «Ça dépend des qualités de l'individu», a-t-il dit. Seul membre du caucus à avoir déclaré son intérêt pour la course à la chefferie, Xavier Barsalou-Duval estime que le fait d'être élu à la Chambre des communes est un «avantage important» pour devenir chef du Bloc, mais qu'une candidature à l'extérieur du caucus «n'est pas à exclure» non plus. 

Le député de La Pointe-de-l'Île a annoncé sa décision à la veille du conseil général du Bloc québécois à Trois-Rivières, qui pourrait décider des modalités de la course à la direction. Les députés du Bloc souhaitent que le parti tienne sa course à la direction en 2017. Pour l'instant, trois candidats ont signifié leur intérêt pour la direction du parti: le député fédéral Xavier Barsalou-Duval, Catherine Fournier, une ex-candidate du Bloc (elle avait 23 ans quand elle s'est présentée l'automne dernier) et aujourd'hui attachée politique au cabinet du chef péquiste Pierre Karl Péladeau, ainsi que Denis Trudel, ex-candidat du Bloc et acteur.

J'annonçais il y a quelques minutes ma décision de ne pas briguer la chefferie du Bloc Québécois. Je veux me consacrer...

Posté par Mario Beaulieu sur 19 février 2016
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