Achat des porte-hélicoptères Mistral: les efforts canadiens compromis

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Une série d'articles parus dans les médias internationaux - dont Le Monde, l'International Business Times, Les Échos, La Tribune et RFI - placent le Canada sur la liste des acheteurs potentiels des Mistral, aux côtés de l'Égypte, de l'Inde et de Singapour.

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Agence France-Presse

Le Canada oeuvrait activement sur le plan politique en vue de la possible acquisition de deux porte-hélicoptères français controversés, les Mistral, ont affirmé plusieurs sources militaires, diplomatiques et industrielles à La Presse Canadienne.

Ses efforts ont toutefois été stoppés, principalement par la campagne électorale en cours. Et ils pourraient maintenant être réduits à néant, car les Français sont en position de recevoir d'autres offres pour ces bâtiments de 22 000 tonnes, construits à l'origine pour la Russie.

Le contrat original a été annulé à la suite de l'annexion de la Crimée par la Russie. Le mois dernier, le gouvernement français a conclu le un accord de remboursement de 1,01 milliard $ avec Moscou, qui a été approuvé jeudi par l'Assemblée nationale française.

Les sources, qui s'exprimaient sous le couvert de l'anonymat, ont dit à La Presse Canadienne que le ministre de la Défense, Jason Kenney, était «activement engagé» dans des actions en vue de sonder les Français au sujet des porte-hélicoptères, jusqu'au déclenchement des élections, le 2 août.

Le ministre Kenney en avait entre autres discuté lors d'un face-à-face avec son homologue français à l'occasion de la plus récente rencontre des ministres de la Défense des pays de l'OTAN, qui s'est tenue les 24 et 25 juin à Bruxelles, en Belgique.

Une série d'articles parus dans les médias internationaux - dont Le Monde, l'International Business Times, Les Échos, La Tribune et RFI - placent le Canada sur la liste des acheteurs potentiels des Mistral, aux côtés de l'Égypte, de l'Inde et de Singapour.

Même si aucune baisse d'intérêt ou de discussions de coulisses n'a été constatée, les Français ne pouvaient entamer aucune négociation officielle avec les pays intéressés tant qu'une entente n'était pas conclue avec la Russie.

Maintenant que c'est chose faite, «la question est entre les mains du palais de l'Élysée», le siège de la présidence de la République française, précise une source.

Les porte-hélicoptères pourraient bien être vendus avant qu'un nouveau gouvernement ne se mette en place à Ottawa. «Nous n'avons pas été capables de nous placer dans une position d'où nous pouvions activement discuter (ou) négocier avant que les élections ne soient déclenchées», a résumé une source bien au fait du dossier.

Interrogé sur l'intérêt du gouvernement canadien pour les porte-hélicoptères et sur le lobbying les concernant, un porte-parole du ministre Kenney, Daniel Proussalidis, a refusé de commenter. Il a seulement déclaré que les Forces armées canadiennes ne cherchent pas à acquérir les navires «à l'heure actuelle».

L'idée que le gouvernement conservateur de Stephen Harper fasse l'acquisition des Mistral est cependant évoquée depuis des années au sein de la communauté de la défense nationale.

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