Nicholson veut s'attaquer au financement de l'EI

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Le ministre canadien des Affaires étrangères, Rob Nicholson, participe à la rencontre de la coalition internationale qui lutte contre le groupe armé État islamique, aujourd'hui à Paris.

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(Ottawa) La coalition internationale qui lutte contre le groupe armé État islamique (EI) doit intensifier ses efforts pour tarir toutes les sources de financement de ce groupe terroriste qui tente d'instaurer un califat en Syrie et en Irak, estime le ministre des Affaires étrangères, Rob Nicholson.

Cette question sera d'ailleurs à l'ordre du jour de la rencontre du groupe restreint de la coalition internationale qui se tiendra aujourd'hui à Paris, a indiqué le ministre dans une entrevue accordée à La Presse à la veille de cette rencontre.

Le premier ministre irakien Haider al-Abadi et les ministres des Affaires étrangères de la France, Laurent Fabius, et de la Grande-Bretagne, Philip Hammond, participeront notamment à cette réunion. Le secrétaire d'État américain John Kerry, victime d'un accident de vélo dimanche à Scionzier, en France, non loin de Genève, a été contraint de rentrer aux États-Unis et y participera par téléconférence.

« Nous allons faire le point sur les progrès que nous avons accomplis depuis le début de la mission et des prochaines étapes dans certains domaines. Je crois que la coalition a fait une différence tangible jusqu'ici. Elle a repris certains territoires qui étaient tombés entre les mains de l'EI. Nous avons pu détruire des équipements de ce groupe, miner leur commandement. Je crois que nous avons fait des progrès substantiels », a affirmé le ministre Nicholson.

Succès à long terme

Couper les sources de financement et empêcher des sympathisants de se rendre dans cette région pour grossir les rangs du groupe armé EI doivent faire partie des autres étapes pour assurer le succès à long terme de cette mission, selon lui.

« Tarir les sources de financement de ce groupe est extrêmement important, selon moi. Cela aurait un impact dévastateur sur l'EI, qui n'aurait plus les moyens financiers pour acheter de l'équipement ou des munitions », a-t-il soutenu.

Selon le chef de la diplomatie canadienne, les membres de la coalition internationale reconnaissent volontiers qu'il s'agit d'une mission « compliquée et qu'il n'y a pas de solution rapide ». 

« Mais l'appui à cette mission demeure solide et fort. Et je m'attends à ce que ce soit le ton qui domine à la rencontre de Paris », a-t-il dit.

M. Nicholson a reconnu que l'EI avait réussi à gagner du terrain en Irak en prenant le contrôle de la ville de Ramadi, située au centre du pays, mais il ne croit pas que cela signifie que la mission s'enlise.

« Nous savons qu'il y aura des revers à l'occasion, mais en général, la mission a permis de faire des progrès », a-t-il dit.

Après sa réunion à Paris, M. Nicholson se rendra en Israël afin d'y rencontre le premier ministre Benjamin Nétanyahou.

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