Mario Beaulieu confirmé comme candidat du Bloc

«Quand le Bloc québécois n'est pas là, les... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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«Quand le Bloc québécois n'est pas là, les intérêts du Québec prennent le bord [à Ottawa]», a déclaré Mario Beaulieu dans un discours d'une vingtaine de minutes.

Photo: Robert Skinner, La Presse

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L'investiture de Mario Beaulieu comme candidat pour le Bloc québécois dans la circonscription de La Pointe-de-l'Île à Montréal, dimanche, a été l'occasion pour le parti d'affirmer sa pertinence après la déconfiture de 2011 et, pour le Parti québécois et son nouveau chef, l'occasion de manifester leur soutien.

En novembre dernier, Pierre Karl Péladeau, alors candidat à la direction du PQ, avait déclaré devant des militants: «Le Bloc ne sert strictement à rien, sauf à justifier le fédéralisme.» Il s'était toutefois ravisé le lendemain.

Le chef élu du PQ devait d'ailleurs prononcer un discours lors du rassemblement d'investiture de M. Beaulieu, au Centre récréatif Edouard-Rivet. Une obligation familiale l'a toutefois contraint à annuler son engagement. Mais il a néanmoins pu faire une apparition éclair dans le hall d'entrée, le temps de serrer quelques mains et de poser pour quelques photos.

«C'est important [d'être ici] avec le Bloc québécois, nous partageons les mêmes objectifs», a déclaré M. Péladeau aux journalistes.

Questionné sur sa déclaration de novembre, il a indiqué qu'elle avait été mal interprétée. «Le Bloc québécois est un allié du Parti québécois», a-t-il insisté. M. Péladeau est toutefois demeuré vague quant à la forme que pourrait prendre son appui au Bloc au cours de la campagne fédérale. «[Les deux partis] vont discuter ensemble, on verra les mesures qui sont appropriées qui peuvent être utilisées pour qu'on puisse rencontrer cet objectif commun», a-t-il répondu.

De toute évidence, le PQ souhaitait manifester son soutien au Bloc. Les députés provinciaux Maka Kotto, Nicole Léger, Carole Poirier et Martine Ouellet étaient présents.

Mme Léger a notamment lu le discours de M. Péladeau, en son absence. L'ancien premier ministre du Québec Bernard Landry a également pris la parole.

Objectif: battre le NPD

Avec ses deux députés à la Chambre des communes, le thème de la pertinence du Bloc a été abordé dans toutes les allocutions des nombreux invités.

«Quand le Bloc québécois n'est pas là, les intérêts du Québec prennent le bord [à Ottawa]», a déclaré M. Beaulieu dans un discours d'une vingtaine de minutes. Le chef du parti a clairement identifié l'ennemi à battre: le Nouveau Parti démocratique (NPD).

D'ailleurs, la circonscription de La Pointe-de-l'Île, ancien bastion bloquiste, n'avait pas résisté à la vague orange aux dernières élections.

«Comme les autres partis fédéralistes, le NPD n'a pas livré la marchandise. Quand il devait choisir entre les intérêts du Québec et ceux du Canada, le NPD a toujours dit: "C'est le Canada d'abord" », a souligné M. Beaulieu.

«Le NPD veut que le Québec soit une province comme les autres, a-t-il ajouté. M. Mulcair [Thomas Mulcair, chef du NPD], ayez donc un minimum de respect pour le Québec et arrêtez de faire des promesses qui diminuent les pouvoirs du Québec», a-t-il poursuivi.

Au terme de son discours, il a indiqué à La Presse qu'il ne croyait pas que son parti jouait son avenir à cette élection. «Le mouvement indépendantiste reprend de la vigueur», selon lui.

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