Débats des chefs: les conservateurs rejettent de nouveau le format du consortium

Le porte-parole de la campagne conservatrice, Kory Teneycke,... (PHOTO ADRIAN WYLD, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Le porte-parole de la campagne conservatrice, Kory Teneycke, a indiqué par voie de communiqué que le premier ministre Stephen Harper (photo) comptait participer à un troisième débat en anglais, qui serait centré sur la politique étrangère du Canada et organisé par Munk Debates.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne
Ottawa

Le Parti conservateur a promptement rejeté la main tendue par le consortium des médias, qui a proposé jeudi de faire passer de quatre à deux le nombre de débats des chefs.

Le Nouveau Parti démocratique (NPD), le Parti libéral du Canada (PLC), le Parti vert et le Bloc québécois ont conclu une entente de principe avec le consortium en vue de la participation de leur chef à deux joutes oratoires - une en français et l'autre en anglais.

«Ces débats seront télévisés et diffusés en continu sur le Web avec traduction simultanée, et rendus accessible à d'autres médias», a indiqué par voie de communiqué le regroupement composé de Radio-Canada, CBC, CTV et Global News.

Le consortium espérait rallier le Parti conservateur en soumettant cette nouvelle proposition quelques jours après que la formation politique eut décliné la première.

«On a commencé (en proposant) quatre débats, on est arrivés à deux. On tient compte de la réalité, on sait qu'il y a plein d'organisations qui proposent des débats», a expliqué jeudi la porte-parole du regroupement médiatique, Liliane Lê.

De nouveaux partenariats conclus avec Google, Facebook, Twitter, Instagram, Vine et YouTube permettront aussi de rejoindre un plus grand nombre de Canadiens, a annoncé le consortium.

Mais rien n'y fait: dans le camp conservateur, on semble avoir fait son nid.

«Notre position n'a pas changé», a résumé en entrevue téléphonique le porte-parole de la campagne du parti, Kory Teneycke.

Les chefs des autres formations, eux, devraient en principe être de la partie.

Le regroupement de radiodiffuseurs a convié tous les partis représentés à la Chambre des communes (à l'exception de Forces et démocratie) au débat en français.

Le Bloc québécois, cependant, n'a pas reçu de carton d'invitation pour celui qui se déroulera dans la langue de Shakespeare.

La formation indépendantiste n'a pas apprécié cette exclusion - une première depuis sa fondation -, dénonçant par voie de communiqué «un biais qui affecte le droit de la minorité anglophone québécoise à recevoir un traitement équitable en vue des prochaines élections».

Le Parti conservateur a annoncé la semaine dernière qu'il rompait avec la tradition en refusant de prendre part aux traditionnels débats organisés par le consortium des médias.

La formation spécifiait du même coup qu'elle était ouverte à l'idée de prendre part à un «nombre record» de cinq débats - deux en français et trois en anglais.

Jusqu'à présent, quatre débats, dont trois en anglais, ont été inscrits à l'agenda du premier ministre Stephen Harper: un à TVA, un à Macleans/Rogers, un autre du Globe and Mail en collaboration avec Google Canada et un dernier organisé par Munk Debates

Au NPD, on a formellement accepté de prendre part à celui de Macleans/Rogers et «en principe» à tous les autres, a indiqué un porte-parole du parti, George Soule.

Le PLC n'a confirmé la présence de son chef à aucun débat hors du giron du consortium.

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