L'EI au coeur des échanges entre Harper et le roi de Jordanie

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M. Harper doit profiter de sa visite pour confirmer que le Canada accordera une aide financière de 4,5 millions de dollars sur deux ans à la Jordanie afin de l'épauler dans ses efforts pour sécuriser ses frontières.

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La guerre que mène la coalition internationale contre les djihadistes du groupe armé État islamique (EI) sera l'un des principaux sujets de discussion entre le premier ministre Stephen Harper et le roi Abdallah II de Jordanie, en visite officielle au pays mercredi.

M. Harper doit profiter de cette visite pour confirmer que le Canada accordera une aide financière de 4,5 millions de dollars sur deux ans à la Jordanie afin de l'épauler dans ses efforts pour sécuriser ses frontières.

L'aide servira notamment à resserrer les mesures de surveillance et de dépistage des activités terroristes ou criminelles à la frontière de la Jordanie. Elle devrait aussi permettre de renforcer la capacité de la Jordanie à réagir en cas d'attaques à l'aide d'explosif.

En fin de semaine, trois kamikazes au volant de voitures piégées ont attaqué le poste-frontière de Toureibil, entre l'Irak et la Jordanie. Cette attaque a provoqué la mort d'au moins quatre gardes-frontières et en a blessé 18 autres. L'attaque a été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), 

«Nous croyons que ce soutien empêchera les terroristes de l'EI d'étendre leur califat et qu'au final, il permettra de protéger davantage la sécurité du Canada et des alliés de la coalition devant cette menace mondiale», a affirmé une source gouvernementale qui a requis l'anonymat.

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Stephen Harper et le roi Abdallah II de Jordanie se sont rencontrés à Amman en janvier 2014.

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«Le Canada et les organismes de sécurité alliés ont de nouveau exprimé leurs préoccupations liées à la porosité de nombreuses frontières dans la région - ce qui permet le libre mouvement de terroristes, de machinerie et d'armement à l'intérieur et au‑delà du califat», a ajouté cette source.

D'autres mesures devraient être annoncées au terme de la rencontre bilatérale entre M. Harper et le roi Abdallah II.

À l'instar du Canada, la Jordanie fait partie de la coalition de pays qui mènent des frappes aériennes contre des cibles de l'EI  en Syrie avec les États-Unis, l'Arabie Saoudite, Bahreïn et le Qatar.

«Le premier ministre est profondément préoccupé par la menace changeante et toujours croissante que représente l'EI pour le Moyen‑Orient, les pays occidentaux et le Canada. Hier encore, son conseiller en matière de sécurité nationale lui a signalé que la problématique liée à la menace terroriste mondiale gagne en importance et que l'EI exerce une violence de plus en plus sauvage et aveugle», a ajouté la source gouvernementale. 

La Jordanie a décidé de livrer  une guerre «sans merci» aux djihadistes du groupe armé (EI) après à l'exécution en janvier d'un de ses pilotes, brûlé vif par l'organisation extrémiste. 

La Jordanie a d'ailleurs exécuté deux djihadistes irakiens, dont la détenue réclamée par le groupe État islamique, en représailles à l'exécution du pilote.

La Jordanie est aussi impliquée indirectement dans le conflit syrien puisqu'elle accueille environ 625 000 réfugiés - sur une population de huit millions d'habitants.

Le premier ministre Harper s'est rendu en Jordanie en janvier 2014 et s'est engagé à verser 105 millions $ au pays pour l'aider à gérer l'afflux de réfugiés. À l'époque, le roi Abdallah II avait souligné la contribution du Canada au sein de la communauté internationale.

- Avec La Presse Canadienne

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