Ottawa dénoncera «l'agression» de la Russie envers l'Ukraine

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La crise qui secoue l'Ukraine depuis novembre 2013 est le symbole d'un clivage au sein de la population, tiraillée entre l'Europe et la Russie.

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Bob Weber
La Presse Canadienne

Les représentants des huit pays membres du Conseil de l'Arctique se réuniront cette semaine, à Iqaluit, au Nunavut, pour discuter de plusieurs enjeux, mais le Canada souhaite profiter de l'occasion pour dénoncer «l'agression militaire» de la Russie envers l'Ukraine.

La ministre de l'Environnement et présidente du Conseil Leona Aglukkaq a déclaré en entrevue avec La Presse Canadienne qu'elle ferait part de ses critiques à la Russie, qui sera représentée par son ministre de l'Environnement, Sergeï Donskoï et non son collègue des Affaires étrangères Sergeï Lavrov.

Mme Aglukkaq, qui cèdera les rênes de l'organisation au secrétaire d'État des États-Unis John Kerry après la réunion, a défendu son bilan de deux ans. Elle a dit être particulièrement fière de la fondation du Conseil économique de l'Arctique, où les entreprises de la région se rencontrent pour «développer l'Arctique».

Certains ont pourtant critiqué la création de cette nouvelle instance, qui, selon eux, détourne le Conseil de l'Arctique de ses missions essentielles, soit la recherche et le développement des ressources naturelles. D'ailleurs, plusieurs représentants au Conseil économique seraient issus de grandes entreprises dans le secteur des mines et de l'énergie, et non de petites sociétés originaires de la région.

Mme Aglukkaq assure pourtant que l'institution a été mise en place pour aider les entreprises du Nord, ajoutant que les gens sur le terrain avaient été consultés auparavant.

Le Conseil de l'Arctique - formé du Canada, des États-Unis, de la Russie, de la Finlande, du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de l'Islande - organise des réunions périodiques pour discuter de leurs intérêts communs dans le Nord. Le Canada a assumé la présidence de l'organisation pendant les deux dernières années; les États-Unis prendront le relais prochainement.

Les réunions ne sont pas censées porter sur les questions militaires ou de défense. Or, ces enjeux ont pris de plus en plus d'importance à travers le temps et le Conseil négocie même un traité contraignant sur le sujet.

Les priorités des Américains devraient être assez différentes des Canadiens. Les États-Unis ont indiqué qu'ils voulaient mettre de l'avant les changements climatiques pendant leur présidence de deux ans. Ils ont déjà élaboré des mesures visant à protéger l'environnement de l'Arctique, notamment en ce qui a trait à la pollution marine.

La ministre canadienne a mentionné que les États-Unis poursuivront aussi le travail amorcé sous sa présidence. Par exemple, ils tenteront de trouver un autre type de combustible pour les communautés nordiques, qui doivent actuellement se résoudre à utiliser des génératrices à diésel coûteuses et relativement polluantes.

Mme Aglukkaq a noté que le Canada avait aussi organisé la tenue du Symposium circumpolaire sur le bien-être mental, à la fin du mois de mars dernier à Iqaluit.

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