Keystone XL: pour Harper, Obama s'oppose à son peuple

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Le gouvernement conservateur de Stephen Harper réagissait à la menace du président américain de mettre son veto à la loi d'autorisation de Keystone XL, dont les républicains ont fait la priorité du nouveau Congrès, investi mardi.

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Agence France-Presse

Fervent partisan de l'oléoduc continental Keystone XL, le gouvernement canadien a exhorté à nouveau mardi les États-Unis à approuver le projet controversé qui, selon Ottawa, oppose le président Barack Obama à la volonté des Américains.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper réagissait à la menace du président américain de mettre son veto à la loi d'autorisation de Keystone XL, dont les républicains ont fait la priorité du nouveau Congrès, investi mardi.

«En ce moment, cela ne constitue pas un débat entre le Canada et les États-Unis, il s'agit d'un débat entre le président et le peuple américain qui soutient de manière écrasante le projet», a déclaré le porte-parole de Greg Rickford, ministre canadien des Ressources naturelles, dans un courriel à l'AFP.

Le Canada est le cinquième producteur mondial d'or noir et cherche à écouler le brut sur les marchés étrangers. Proposé en 2008, l'oléoduc Keystone XL doit acheminer du pétrole depuis la province de l'Alberta, dans l'ouest canadien, vers les raffineries américaines du golfe du Mexique.

«Notre position demeure la même pour Keystone: nous pensons que le projet devrait être approuvé», a souligné le porte-parole du ministre Rickford.

De son côté, le PDG du groupe TransCanada, promoteur du projet, a laissé poindre son agacement. «Pendant des décennies, le processus pour étudier et prendre une décision pour un projet d'infrastructure tel que Keystone prenait deux ans», a noté dans un communiqué Russ Griling. «Soyons clairs, ce n'est qu'un oléoduc, pas le premier, pas le dernier», a ajouté le PDG de TransCanada.

Pour leur part, les écologistes de Greenpeace ont applaudi la menace du veto de Barack Obama. «Il est temps que le gouvernement canadien fasse enfin preuve de sérieux en diversifiant son économie et en investissant dans les sources d'énergies renouvelables qui créent des emplois sans pour autant sacrifier la planète», a réagi Mike Hudeman, de l'antenne canadienne de Greenpeace.

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