Vers une «prospérité sans précédent» au Canada, croit Harper

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Stephen Harper confirme qu'il compte s'en tenir au calendrier fixé par la Loi sur les élections à date fixe qui prévoit la tenue d'un scrutin tous les quatre ans.

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(Ottawa) Le premier ministre Stephen Harper croit dur comme fer que le Canada est à l'aube d'une période de prospérité «sans précédent» grâce à ses politiques économiques et budgétaires. Alors que 2015 sera une année électorale, M. Harper a déjà quelques slogans en tête. «Pourquoi voudrait-on gaspiller cela?», a-t-il lancé dans une entrevue accordée à La Presse. Une mise en garde qui vise les libéraux de Justin Trudeau.

Grâce à la signature de nombreux accords de libre-échange, à des investissements ciblés pour favoriser la recherche et l'innovation et à une discipline budgétaire reconnue ici comme à l'étranger, le Canada va connaître une période de prospérité sans précédent, croit le premier ministre Stephen Harper.

Les Canadiens ont donc tout intérêt à réfléchir longuement aux risques qui guettent le pays s'ils décident de confier les rênes du pouvoir à une formation politique dirigée par un chef sans expérience aux prochaines élections, a soutenu le premier ministre.

Dans une entrevue accordée à La Presse, M. Harper a fait valoir que son gouvernement est parvenu à réunir tous les ingrédients qui permettront de jeter les bases d'une solide croissance économique en 2015.

«Nous avons fait des investissements majeurs dans le secteur manufacturier, dans le secteur de services et de recherche. Nous avons conclu une série d'accords de libre-échange avec les autres marchés du monde comme l'Union européenne. Et nous avons offert une bonne gestion à une époque où presque tout le reste du monde a des problèmes bien importants à cet égard», a affirmé le premier ministre, citant en guise d'exemple la récente annonce de 300 millions de dollars chez Pratt&Whitney.

«Il n'y a aucun autre pays qui offre une telle sécurité financière, économique, politique comme le Canada. [...] Nous avons la possibilité de traduire cela en un avenir de prospérité sans précédent. Pourquoi voudrait-on gâcher cela?», a-t-il lancé, visant au passage le chef libéral Justin Trudeau sans le nommer.

Cette mise en garde, M. Harper compte bien la marteler en 2015, année où il doit convoquer les Canadiens aux urnes. Durant l'entrevue, le premier ministre a d'ailleurs confirmé qu'il compte s'en tenir au calendrier fixé par la Loi sur les élections à date fixe qui prévoit la tenue d'un scrutin tous les quatre ans, ce qui veut dire un vote le 19 octobre 2015.

À 10 mois des prochaines élections, les libéraux de Justin Trudeau continuent de mener dans les intentions de vote. Les stratèges libéraux misent beaucoup sur l'usure du pouvoir pour mettre fin au règne des conservateurs de Stephen Harper, aux commandes de l'État depuis 2006.

Miser sur l'expérience

Pour contrer la soif de changement des électeurs, M. Harper entend faire valoir son expérience de la gestion des affaires de l'État durant une période d'instabilité économique. Il compte aussi rappeler ses bons coups sur la scène internationale et les mesures prises pour assurer la sécurité au pays devant la montée de la menace terroriste ici comme à l'étranger.

Que ferait Stephen Harper si les Canadiens lui confiaient un quatrième mandat de suite? «Chaque mandat amène un choix et je pense que le choix reste le même. Est-ce qu'on veut la bonne gestion de l'économie et des finances publiques ainsi que des baisses d'impôt et de taxes, ou est-ce qu'on veut une mauvaise gestion, l'accumulation de la dette, les services qui se détériorent et l'augmentation des taxes et des impôts pour les gens, les familles qui travaillent fort? Ça, c'est le plus grand choix», a-t-il répondu.

«Est-ce qu'on veut un bilan de succès ou est-ce qu'on veut courir un risque avec un parti sans expérience et, franchement, sans politique cohérente? Est-ce qu'on veut un pays qui prend des décisions courageuses et difficiles dans un monde dangereux, ou est-ce qu'on veut éviter de telles décisions et simplement poursuivre des politiques du genre go along to get along avec des pays, même des pays dangereux? Je pense que le choix est clair.»

En entrevue, M. Harper s'est défendu d'avoir accordé des baisses d'impôts trop rapidement aux contribuables alors que la chute brutale du prix du pétrole risque d'affecter les revenus du gouvernement.

Il a affirmé que le coussin financier de 3 milliards dont fait état le dernier budget sera suffisant pour absorber ce choc économique. «Nous sommes dans une bonne position. Cela ne met pas en danger l'atteinte de l'équilibre budgétaire», a-t-il affirmé.

Cela dit, M. Harper invite les provinces, dont le Québec, à ne pas annuler les avantages des baisses d'impôts que son gouvernement a consenties aux contribuables en relevant leur taux d'imposition. «Cela serait malheureux pour les contribuables, mais encore une fois, cela indiquerait la différence entre une bonne gestion conservatrice à long terme et celle de certaines provinces et d'autres pays», a-t-il dit.

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