Plus de 50 000 signatures contre la réforme électorale du gouvernement Harper

Les 53 743 signataires demandent aux politiciens d'enlever les... (Photo: PC)

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Les 53 743 signataires demandent aux politiciens d'enlever les portions du projet de loi qui enlèvent la possibilité pour les citoyens d'utiliser une carte d'identification d'électeur ou d'avoir un tiers «répondant» qui atteste de leur identité lorsqu'ils vont voter.

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne

Une pétition comportant plus de 50 000 signatures sera présentée au Parlement pour dénoncer le projet de réforme électorale du gouvernement Harper.

L'initiative est celle de l'organisme de protection des droits démocratiques Lead Now.

Les partis d'opposition à Ottawa - sauf le Bloc québécois qui n'a pas été invité - se sont joints au point de presse mardi matin pour soutenir le projet.

La pétition vise à «empêcher la suppression de votes «à l'américaine» de faire partie des lois canadiennes», peut-on lire sur le site internet du groupe.

Les 53 743 signataires demandent aux politiciens d'enlever les portions du projet de loi qui enlèvent la possibilité pour les citoyens d'utiliser une carte d'identification d'électeur ou d'avoir un tiers «répondant» qui atteste de leur identité.

Selon l'organisme, ces nouvelles dispositions rendraient le vote plus difficile, surtout pour les jeunes, les Autochtones et les personnes à faible revenu qui ne possèdent pas toujours les cartes d'identité qui seront maintenant acceptées.

Le refus du gouvernement de consulter les Canadiens a aussi été dénoncé par les députés du Nouveau Parti démocratique (NPD), du Parti libéral et du Parti vert qui étaient présents au point de presse.

Le gouvernement affirme que ces changements à la loi sont nécessaires pour éviter la fraude. À cela, le NPD réplique qu'il n'y a aucune preuve qu'il y a eu dans le passé des abus massifs.

À ce sujet, Lead Now juge d'ailleurs préférable de donner plus de pouvoirs à Élection Canada justement pour enquêter sur les cas de fraude.

Le libéral Stéphane Dion a fait valoir qu'au Canada, une règle non-écrite veut que lorsque l'on parle de démocratie et de réforme des lois électorales, il doit y avoir un consensus des partis politiques, ce qui n'est pas le cas ici.

Le projet de «loi sur l'intégrité des élections» a été déposé début février. Le gouvernement conservateur a imposé le bâillon pour que le projet franchisse les étapes législatives en quatrième vitesse.




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