Financement: le DGE se penche sur une lettre d'un député libéral

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Le député du PLQ Pierre Marsan

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(QUÉBEC) Le Directeur général des élections (DGE) se penche sur une récente campagne de financement du Parti libéral du Québec (PLQ) auprès de la communauté juive.

Par voie de communiqué, Jacques Drouin a fait savoir qu'il entreprend des vérifications concernant une lettre de sollicitation que le député de Robert-Baldwin, Pierre Marsan, a acheminée à l'Association sépharade de la Banlieue Ouest de Montréal et qui a été distribuée à l'entrée d'une synagogue de Dollard-des-Ormeaux. Le député y fait un lien entre les dons au parti et, notamment, l'attribution de places subventionnées en garderie. «Quand le Parti libéral du Québec était au pouvoir dans le gouvernement, votre association a pu profiter de généreuses contributions et de permis de la garderie», écrit-il.

Le DGE explique qu'il veut « vérifier que toutes les règles de la Loi électorale concernant la sollicitation et le versement de contributions ont été respectées dans la démarche entreprise » par M. Marsan et le directeur de la campagne Aimé Bensoussan. Notons que, comme le veut la procédure, le DGE mène d'abord des vérifications et décide ensuite s'il y a lieu de passer à l'étape de l'enquête.

« Inacceptable », selon Couillard

Dans son communiqué, il rappelle que « la sollicitation des contributions devrait s'effectuer auprès des seuls électeurs et non auprès de groupes, d'association ou d'autres personnes morales, pour éviter une pratique se rapprochant du financement sectoriel ».

Pour le chef libéral Philippe Couillard, la lettre de son député est « inacceptable ». « Je ne veux pas de tel lien et je n'accepterais pas de tel lien entre des décisions de subvention et des autorisations quelconques et le financement. S'il y a une piastre qui rentre dans le parti de même, je ne veux pas la piastre, je ne veux pas cet argent-là. Ça ne doit pas se reproduire, cela ne se reproduira pas », a-t-il affirmé.

En Chambre, Pierre Marsan a reconnu que sa démarche, dont il se dit «ultimement le seul responsable », était « injustifiée et inappropriée ». Il a présenté ses excuses « à tous ceux qui auraient pu être offensés par ce geste maladroit ».




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