Gouvernance souverainiste: les conservateurs seront «plus combatifs»

Christian Paradis... (Jean-Marie-Villeneuve, Archives Le Soleil)

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Christian Paradis

Jean-Marie-Villeneuve, Archives Le Soleil

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(Ottawa, Ontario) Échaudé par une série d'affrontements avec Québec au cours des derniers mois, le gouvernement Harper entend se montrer plus combatif devant les gestes de «gouvernance souverainiste» du gouvernement Marois.

En entrevue à La Presse, le lieutenant du premier ministre au Québec, Christian Paradis, n'a pas mis de gants blancs pour commenter l'approche du gouvernement péquiste concernant les relations fédérales-provinciales. Le Québec se trouve systématiquement en queue de peloton en matière d'endettement et de développement économique, dénonce-t-il, et le gouvernement s'intéresse à fomenter «la chicane» plutôt qu'à remédier à la situation.

«On va être plus volubiles, plus combatifs, a dit M. Paradis. Pas pour dire qu'on est meilleurs et plus fins que les autres, mais pour remettre les choses en perspective et mettre l'économie là où elle devrait être, parce que c'est trop laissé de côté avec le gouvernement qui vient d'être élu à Québec.»

Plus tôt cette semaine, le gouvernement Marois a mis sur pied un comité chargé de produire un rapport sur les «empiètements» du fédéral. Le ministre des Affaires intergouvernementales, Alexandre Cloutier, avait alors dénoncé le fédéralisme «dominateur, paternaliste et de dédoublement».

Un «comité de chicane»

Christian Paradis qualifie cette initiative de «comité de chicane». À ses yeux, Ottawa est parfaitement dans son droit de demander des comptes lorsqu'il transfère des fonds aux provinces. Il rappelle que le Fonds d'infrastructure mis en place lors de la dernière récession a entraîné des investissements d'un milliard en deux ans au Québec, sans que le précédent gouvernement libéral se plaigne des exigences du fédéral.

«De là à dire "toi, le fédéral, tu fais un chèque et tu te fermes la boîte", les gens n'achètent pas ça, dit-il. Il y a une vision d'infrastructure qui doit être nationale. C'est toujours le même contribuable, mais les gens se fient à ce qu'il y ait une vision pancanadienne.»

M. Paradis ne craint pas que son approche plus musclée face au gouvernement péquiste soit perçue comme du «Québec bashing». Il dit représenter «une majorité silencieuse» qui ne se reconnaît pas dans le «soi-disant consensus» dont se réclame le gouvernement péquiste.

«Le moindrement qu'on fait une critique au Québec, c'est vu comme du Québec bashing, dit le ministre. Il faut accepter au Québec qu'on n'est pas parfaits.»

La charge de M. Paradis survient alors que les gouvernements conservateur à Ottawa et péquiste à Québec font tous deux face à un fort taux d'insatisfaction dans la province. Selon un sondage CROP-La Presse paru cette semaine, 68% des Québécois se disent insatisfaits du gouvernement Marois et 72% désapprouvent le gouvernement Harper.

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