Le NPD veut couper les vivres au Sénat

Thomas Mulcair, leader du NPD.... (PHOTO SEAN KILPATRICK, LA PRESSE CANADIENNE)

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Thomas Mulcair, leader du NPD.

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(OTTAWA) Couper les vivres au Sénat dès le 1er juillet serait le plus beau cadeau que les députés pourraient offrir aux contribuables le jour de la fête du Canada, estime le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair.

Poursuivant sa croisade contre la Chambre haute, le NPD a déposé hier une motion toute simple à la Chambre des communes, qui aurait pour effet de mettre fin au financement au Sénat dans moins de 30 jours.

Cette motion, qui sera débattue aujourd'hui et votée la semaine prochaine, a peu de chances d'être adoptée. Mais elle forcera les conservateurs et les libéraux à se prononcer sur l'avenir du Sénat - le NPD étant la seule formation politique fédéraliste à préconiser son abolition.

Plusieurs sénateurs conservateurs sont sur la sellette depuis quelques semaines, certains pour avoir réclamé des allocations de logement alors qu'ils n'y avaient pas droit, d'autres pour avoir réclamé des frais de déplacement très élevés.

Interrogé au sujet de la motion de son parti, hier, le chef néo-démocrate Thomas Mulcair a soutenu que le Sénat représente une institution archaïque qui n'a plus sa raison d'être.

«Nous croyons que ce serait un cadeau à se faire le jour de la fête du Canada, le 1er juillet, de se débarrasser de ce vestige. C'est complètement désuet dans une société démocratique d'avoir des non-élus adopter des lois pour le peuple. Nous sommes conséquents sur cette question depuis plus de 50 ans», a affirmé M. Mulcair.

»D'excellents bénévoles»

Le chef du NPD a ensuite affirmé que les sénateurs sans vivres «feraient d'excellents bénévoles. Ils sont tellement dévoués qu'ils vont venir bénévolement. S'il le faut, on fera du covoiturage si on arrive à savoir où ils demeurent», a-t-il ironisé.

M. Mulcair faisait ainsi allusion au cas du sénateur Mike Duffy, qui a touché 90 000$ en allocations de logement pendant quatre ans sans y avoir droit selon les règles du Sénat.

L'ancien chef de cabinet de Stephen Harper Nigel Wright a été forcé de démissionner après avoir admis qu'il avait signé un chèque personnel de 90 000$ afin d'aider Mike Duffy à rembourser les contribuables.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) se penche sur les agissements de M. Wright et sur les dépenses réclamées par Mike Duffy.

La leader du gouvernement au Sénat, Marjory LeBreton, a déposé hier une motion demandant au vérificateur général Michael Ferguson de passer au peigne fin toutes les dépenses engagées pour le fonctionnement du Sénat, y compris celles des sénateurs. Cette motion n'a pu être adoptée, puisque les libéraux ont refusé de donner leur consentement parce qu'ils n'ont pas été consultés au préalable par les conservateurs. Mais elle devrait être avalisée aujourd'hui.

Quelques détails

Aux Communes, M. Mulcair et le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, ont multiplié les questions dans l'espoir d'obtenir des détails sur l'affaire Wright-Duffy de la part du premier ministre.

En point de presse, M. Mulcair a dit avoir réussi à arracher quelques détails à M. Harper au cours des dernières semaines.

«La première semaine, on a appris qu'il y avait bel et bien des échanges de courriels [entre MM. Wright et Duffy]. La semaine dernière, on a appris que M. Harper avait lui-même intimé l'ordre à Duffy de rembourser. On apprend aujourd'hui qu'il y avait bel et bien du personnel présent. Il ne peut plus nier que son personnel est intervenu là-dedans», a affirmé M. Mulcair.




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