Direction du NPD: les libéraux craignent l'élection de Mulcair

Thomas Mulcair est un parlementaire redoutable capable de... (Photo: Le Soleil)

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Thomas Mulcair est un parlementaire redoutable capable de répliquer sans ménagement aux attaques de ses adversaires.

Photo: Le Soleil

(Ottawa) L'élection de Thomas Mulcair à la tête du NPD pourrait casser le récent élan du Parti libéral dans les sondages et prolonger son purgatoire, tant au Québec que dans le reste du pays.

Ce constat ne vient pas des partisans du député Thomas Mulcair, mais bien de militants libéraux qui ont participé en fin de semaine au premier congrès national du Parti libéral depuis la cinglante défaite du 2 mai dernier.

S'ils ont poussé un soupir de soulagement lorsqu'ils ont vu à ce congrès quelque 3000 délégués - dont le tiers étaient âgés de 30 ans ou moins -, des libéraux savent bien que leur succès auprès de l'électorat dépendra du chef que choisira le NPD.

M. Mulcair, élu dans la circonscription d'Outremont en septembre 2007 à la faveur d'une élection partielle, s'est fait réélire sans difficulté en 2008 et en 2011. Il est un parlementaire redoutable capable de répliquer sans ménagement aux attaques de ses adversaires. Les libéraux croient qu'il saurait conserver les gains historiques faits par le NPD aux élections du 2 mai.

«Nos efforts de reconstruction vont bien. Ils pourraient aller encore mieux si les militants du NPD élisent le bon chef. Il est clair qu'un Thomas Mulcair à la tête du NPD pourrait nous faire mal», a affirmé un militant libéral, qui résumait ainsi l'état d'esprit de bon nombre de libéraux au congrès.

Sept autres candidats briguent la direction du NPD: les députés Roméo Saganash, Peggy Nash, Paul Dewar, Nathan Cullen et Niki Ashton, l'ancien stratège du NPD Brian Topp et l'homme d'affaires Martin Singh.

Des appuis en hausse

Au début de la campagne, Brian Topp était vu comme le meneur de cette longue course grâce à l'appui des Ed Broadbent, Roy Romanow et Lorne Calvert. Mais depuis quelques semaines, Thomas Mulcair a obtenu l'appui d'Ed Schreyer (ancien gouverneur général et ancien premier ministre du Manitoba), du Prix Nobel de la paix et expert en changements climatiques Andrew Weaver et de chefs syndicaux de l'Ontario, de la Colombie-Britannique et de l'Île-du-Prince-Édouard.

Perçu par plusieurs au NPD comme le candidat du Québec, M. Mulcair a passé une grande partie de sa campagne à l'extérieur de la province afin d'y chercher des appuis. La très grande majorité des membres du NPD réside dans les provinces de l'Ouest et en Ontario.

Dans une entrevue accordée à La Presse en décembre, le chef intérimaire du Parti libéral, Bob Rae, avait lui-même laissé entendre que le choix des militants du NPD pourrait avoir des conséquences sur l'avenir des autres partis.

M. Rae avait affirmé que les libéraux avaient pu se démarquer durant la dernière session parlementaire et augmenter leurs appuis dans les sondages parce que cette longue course à la direction prive le NPD de ses meilleurs éléments.

«Les choses vont changer en mars. Un sondage ne veut pas dire une victoire et une hirondelle ne fait pas le printemps», avait-il affirmé.




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