Aide médicale à mourir: Trudeau prêt à laisser le champ libre au Québec

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Le premier ministre Justin Trudeau et son homologue provincial Philippe Couillard en conférence de presse à Québec, le 11 décembre.

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(QUÉBEC) Le premier ministre canadien Justin Trudeau a dit accepter l'entrée en vigueur de la loi qui autorise l'aide médicale à mourir au Québec, vendredi, lors d'un point de presse aux côtés de son homologue Philippe Couillard.

M. Trudeau a noté que le Code criminel - qui interdit toute assistance au suicide - reste en vigueur au pays. Mais il a refusé de condamner le gouvernement Couillard, qui a ordonné aux procureurs de l'État de ne pas poursuivre les médecins qui abrégeront la souffrance d'un patient comme leur permet maintenant la loi québécoise.

« Les choix que font les médecins, c'est tout à fait une compétence provinciale », a indiqué M. Trudeau.

Le premier ministre fédéral a reconnu que le Québec est « en avance » sur le reste du Canada dans ce dossier. Il estime que la loi québécoise respecte les critères édictés par la Cour suprême en février dernier.

« On a une situation où le Québec a démontré exactement ce que la Cour suprême voulait voir, c'est-à-dire un encadrement respectueux et responsable qui s'engage dans ces questions délicates et personnelles de façon a protéger les droits, et aussi à protéger les vulnérables », a-t-il dit.

M. Couillard juge que, de toute manière, c'est à Québec de décider s'il faut poursuivre les médecins qui pratiquent l'aide médicale à mourir.

« Il est vrai que le Code criminel est de juridiction fédérale, a-t-il dit, mais l'administration de la justice est de juridiction du Québec. Donc la décision ou pas d'entreprendre des poursuites, en fin d'analyse, sera prise au Québec dans la plupart des cas. Ça a été le cas dans le cas de l'avortement, par exemple. »

En février, la Cour suprême a donné un an au gouvernement fédéral pour réécrire le Code criminel pour permettre l'aide médicale à mourir. Fraîchement élu, le gouvernement Trudeau a demandé une extension de six mois pour se pencher sur le dossier.

La loi québécoise qui encadre les soins en fin de vie - y compris l'aide médicale à mourir - est entrée en vigueur jeudi, même si elle est toujours contestée devant la Cour d'appel. Cette cause doit être entendue le 18 décembre.

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