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L'entretien des voitures du REM se fera à Saint-Eustache

La mise en service du Réseau électrique métropolitain,... (PHOTO FOURNIE PAR CDPQ INFRA)

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La mise en service du Réseau électrique métropolitain, un projet de 6 milliards de la Caisse de dépôt et placement du Québec, est prévue pour la fin de 2020.

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Bruno Bisson
La Presse

Les voitures du futur Réseau électrique métropolitain (REM) ne se rendront finalement pas au centre d'entretien des trains de banlieue de Pointe-Saint-Charles. La Presse a appris que CDPQ Infra, filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec, prévoit plutôt convertir des installations existantes du train de Deux-Montagnes, à Saint-Eustache, en banlieue nord de Montréal, pour l'entretien de son matériel roulant.

Après une analyse des coûts et des contraintes techniques, CDPQ Infra a renoncé à utiliser une partie des installations largement excédentaires du nouveau centre d'entretien de 320 millions situé à Pointe-Saint-Charles, dans le sud-ouest de Montréal. L'accès au centre d'entretien aurait nécessité des aménagements ferroviaires importants, jugés trop coûteux. De plus, l'incompatibilité entre les installations requises pour le matériel lourd des trains de banlieue et les voitures de métro léger du REM aurait présenté des défis considérables sur le plan technique, selon le porte-parole de CDPQ Infra, Jean-Vincent Lacroix.

«L'accès du REM au centre d'entretien de Pointe-Saint-Charles aurait dû se faire en tunnel, car le tracé du métro léger est en souterrain dans ce secteur, explique M. Lacroix. Cet accès nécessiterait de construire un tunnel de plus de 500 mètres et des ponts ferroviaires pour traverser trois antennes de voies ferrées utilisées par le CN, VIA Rail et le Réseau de transport métropolitain (RTM)», qui exploite les trains de banlieue de la métropole.

«Le tunnel en tranchée, poursuit-il, aurait aussi impliqué la construction de plusieurs murs de soutènement. Enfin, la traversée des antennes du CN, de VIA et du RTM aurait pu poser des défis opérationnels pour l'ensemble des opérateurs.»

Plus simple, moins coûteux

En raison de ces contraintes, CDPQ Infra s'est tournée vers les installations actuelles d'entretien ferroviaire du RTM à Saint-Eustache, dans la banlieue nord, dont la conversion sera «plus simple, techniquement, et moins coûteuse» pour la Caisse de dépôt et placement. Avec la mise en service du REM, prévue pour la fin de 2020, ces installations, où les voitures électriques de la ligne de train de Deux-Montagnes sont actuellement garées et réparées, ne seront plus utiles au RTM, puisque le REM remplacera les trains de la ligne de Deux-Montagnes.

Selon Jean-Vincent Lacroix, les conclusions tirées par CDPQ Infra au terme de ces analyses ont été communiquées récemment au RTM et au gouvernement du Québec.

Les préférences de CDPQ Infra pour Saint-Eustache laissent toutefois le réseau public devant un problème de taille, puisque le centre d'entretien de Pointe-Saint-Charles, actuellement en construction, offrira une capacité d'entretien largement supérieure aux besoins du RTM pour ses trains de banlieue.

Au moment de sa planification, le centre d'entretien de 320 millions devait accueillir les locomotives et voitures de trois lignes de trains de banlieue, soit Deux-Montagnes, Mont-Saint-Hilaire et Mascouche.

Sa construction était déjà commencée quand CDPQ Infra a proposé un tracé, pour son projet de 6 milliards, qui éliminera les trains de la ligne de Deux-Montagnes pour les remplacer par les métros légers du REM et qui coupera la route vers le centre d'entretien aux trains de Mascouche. Le complexe de Pointe-Saint-Charles accueillera ainsi de trois à quatre fois moins de matériel roulant que ce pour quoi il a été conçu.




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