Îlot Voyageur: le projet d'édifice public abandonné

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Le projet visait à regrouper dans un nouvel édifice les 3000 employés de Revenu Québec actuellement dispersés dans sept édifices à Montréal, dont le Complexe Desjardins.

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(Québec) La Société québécoise des infrastructures (SQI) abandonne la construction d'un complexe gouvernemental à l'îlot Voyageur, a appris La Presse.

Annoncé en grande pompe par le Parti québécois en 2013, ce projet a finalement été rejeté par le conseil d'administration du bras immobilier du gouvernement lors d'une réunion jeudi. Il visait à regrouper dans un nouvel édifice les 3000 employés de Revenu Québec actuellement dispersés dans sept édifices à Montréal, dont le Complexe Desjardins. L'objectif était aussi de développer le terrain sud de l'îlot Voyageur, là où se trouve l'ancienne gare d'autocars, à l'abandon depuis la désastreuse aventure immobilière de l'UQAM.

Le conseil d'administration de la SQI a finalement retenu l'autre option qui était sur la table: renouveler le bail au Complexe Desjardins, qui accueillera tous les employés de Revenu Québec. «On a le OK pour aller de l'avant avec ça», a confirmé le porte-parole de la SQI, Martin Roy. Pour quelles raisons le projet d'édifice public a-t-il été abandonné? «Les raisons, vous en aviez un portrait», s'est contenté de répondre M. Roy.

Mardi, La Presse révélait que le projet de construction à l'îlot Voyageur était remis en question. Il y avait des réticences importantes à la SQI à l'égard de ce chantier estimé à 257 millions de dollars - 11 millions de plus que ce prévoyait le gouvernement Marois.

La SQI a calculé que «l'option construction» coûterait au total tout près de 498 millions $ sur une période d'amortissement de 30 ans. Il s'agit du «coût actuel net des flux monétaires», ce qui tient compte de l'ensemble des dépenses dont les frais d'intérêt et d'entretien.

Selon un document interne, la SQI concluait à des économies de 40 millions, sur 30 ans, si l'on compare avec l'option de renouvellement du bail au Complexe Desjardins. Le coût actuel net des flux monétaires atteint 538 millions dans le cas de «l'option location». Or, comme l'indiquait La Presse mercredi, des négociations récentes entre la SQI et Desjardins laissent croire que le loyer serait potentiellement moins élevé que les estimations faites. Donc les économies qui avantageaient le projet de nouvel édifice public seraient revues à la baisse, pour atteindre potentiellement 28 millions sur 30 ans.

La SQI n'a pas voulu donner de détails sur les négociations. «Quand les modalités du bail seront connues, on pourra en dire plus. Il faut finaliser le tout», a dit Martin Roy.

Les débats à la SIQ portaient aussi sur la stratégie de développement de l'organisme: Est-ce opportun de construire un immeuble de cette taille à Montréal et augmenter les superficies que l'organisme détient comme propriétaire? Ou est-il préférable de miser sur la location?

La SQI refuse pour le moment de dire ce qu'elle fera du terrain sud de l'îlot Voyageur. «Il n'y a pas d'orientation qui est arrêtée. Il y a des scénarios qui vont être proposés au gouvernement pour trouver la meilleure solution pour valoriser le secteur», a répondu Martin Roy.

Selon un document interne de la SQI, l'option de renouveler le bail au Complexe Desjardins impliquait la vente du terrain. «Elle pourrait se faire au prix approximatif de 19 millions. Le gain sur disposition pourrait ainsi s'établir à huit millions», peut-on y lire.




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