Zizanie entre deux chefs montréalais

Apollo, un habitué des plateaux de télé, raconte... (PHOTO IVANOH DEMERS, LA PRESSE)

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Apollo, un habitué des plateaux de télé, raconte avoir vendu à Bergeron et Topolinski les restaurants Café des éclusiers (400, rue de la Commune), La Buvette par Apollo (333, rue de la Commune), Apollo Express Café (1333, rue University) et Apollo Concepts (6422, boulevard Saint-Laurent), en mai dernier.

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L'avenir de plusieurs restaurants montréalais est en jeu dans une âpre dispute entre deux chefs en vue: alors qu'il se disait déjà coincé dans un contexte économique difficile, Daren Bergeron voit s'abattre sur lui une poursuite de 1,2 million de son ancien ami Giovanni Apollo, qui l'accuse d'avoir dilapidé le fruit de ses années de travail dans quatre établissements.

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Le chef Giovanni Apollo

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Daren Bergeron... (Photo La Presse) - image 1.1

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Daren Bergeron

Photo La Presse

La tension est maintenant à couper au couteau entre les deux anciens amis, alors que plusieurs employés privés de travail attendent la résolution de l'affaire, dont les détails filtrent au compte-gouttes.

Dans sa poursuite déposée au palais de justice de Montréal, Giovanni Apollo demande à la cour de forcer le paiement de 1,2 million de dollars par Bergeron (anciennement chef au Decca 77 et au Newtown, gagnant de la médaille d'or des Chefs en or) et par le partenaire de ce dernier, le financier torontois Dean Topolinski.

Apollo, un habitué des plateaux de télé, raconte avoir vendu à Bergeron et Topolinski les restaurants Café des éclusiers (400, rue de la Commune), La Buvette par Apollo (333, rue de la Commune), Apollo Express Café (1333, rue University) et Apollo Concepts (6422, boulevard Saint-Laurent), en mai dernier.

«Je me suis séparé de mes restos car je me consacre à ma carrière à la télé, mon livre, ma ferme. Et je les ai cédés à cet ancien collègue de travail car c'est un super bon cuisinier», a ajouté M. Apollo lorsque joint au téléphone.

Quatre fermetures

Le prix de vente était de 1 245 000$, mais les acheteurs ont seulement versé 40 000$ jusqu'à maintenant, affirme M. Apollo.

Selon des documents financiers consultés par La Presse, M. Apollo s'est toutefois protégé en prenant une hypothèque mobilière de 1,5 million sur tous les biens et possessions des entreprises concernées.

Dans sa poursuite, M. Apollo dit avoir constaté que les nouveaux propriétaires ont fait venir des camions de déménagement et «procédé à l'enlèvement de tous les biens, équipements, inventaire et ameublement» de trois des restaurants aux environs du 18 janvier. Puis le quatrième établissement a aussi été fermé.

M. Apollo accuse les nouveaux propriétaires d'avoir diminué sans son consentement la valeur des actifs sur lesquels il détient une hypothèque, compromettant ainsi le paiement du montant qui lui est dû. Il compte sur les tribunaux pour être indemnisé.

«Ils ont vidé les restos, ce qu'ils n'avaient pas le droit de faire, et quand je pose des questions, on ne me dit rien. Et ils ne m'ont pas payé depuis un bout. S'ils étaient à la rue, OK, je comprendrais, mais ça roule, ces restos, ça ne manque pas d'achalandage», s'insurge-t-il.

Économie «féroce»

Le son de cloche est complètement différent du côté de Daren Bergeron, qui dit avoir vu la poursuite tomber alors qu'il travaille d'arrache-pied à redémarrer et réinventer plusieurs restaurants dans «un marché très difficile».

«J'ai été obligé d'arrêter mes opérations temporairement, mais des restructurations d'entreprises, ça se fait toujours!», a-t-il répliqué dans un entretien avec La Presse. Sa priorité est de faire marcher les établissements avec de nouveaux concepts, comme celui de cabane à sucre urbaine qu'il a commencé à explorer dans le Vieux-Montréal, assure-t-il.

«L'économie, c'est féroce, c'est dur. Je dois bouger mes biens et me trouver du financement, mais les choses se placent dans la vie», assure le jeune père de famille, qui se dit bien conscient des enjeux en cause.

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