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Le mandat de Marc Parent renouvelé

Marc Parent... (PHOTO PAUL CHIASSON, ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE)

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Marc Parent

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Le grand ménage entrepris par l'administration Coderre dans la haute direction de la Ville de Montréal épargnera un haut fonctionnaire, et pas n'importe lequel: le directeur du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), Marc Parent.

De source sûre, La Presse a obtenu la confirmation que M. Parent verra son mandat renouvelé pour cinq années supplémentaires à son échéance, en septembre 2015. Le fait qu'il soit pratiquement le seul directeur qui n'a pas été congédié ou dont le poste n'a pas été aboli ou modifié illustre l'appréciation dont bénéficie M. Parent à l'hôtel de ville.

Nommé en septembre 2010 par Gérald Tremblay, à l'issue d'un processus de sélection pendant lequel il avait fait l'unanimité, M. Parent a été perçu dès le départ comme le «directeur du changement». Son rival, le numéro deux du SPVM Jean-Guy Gagnon, était souvent présenté comme le dauphin de l'ancien directeur, Yvan Delorme.

D'entrée de jeu, deux ans après la mort de Fredy Villanueva, M. Parent s'était vu confier le mandat de s'attaquer au profilage racial et social. «Réglez les problèmes, lui avait demandé M. Tremblay. Changez les perceptions, améliorez les engagements et les pratiques du Service de police, soyez vigilant quand il s'agit de reddition de comptes.»

Bien qu'il ait implanté des mesures pour lutter contre cette pratique, Marc Parent a dû défendre à maintes reprises son service de police. La mort de trois sans-abri depuis trois ans, abattus lors d'interventions policières, et les arrestations de masse lors des manifestations étudiantes ont mis les policiers sur la sellette.

Apprécié des troupes

Le directeur s'est par ailleurs distingué par son franc-parler et la rapidité de sa réaction lors des controverses concernant le comportement de ses policiers. Il a désarmé et suspendu l'agente Stéfanie Trudeau, surnommée matricule 728, le lendemain de la diffusion d'un reportage de Radio-Canada. Dans l'affaire de la présumée taupe Benoit Roberge, il s'est dit «dégoûté».

Malgré cela, il est notoirement bien perçu par ses troupes, notamment à la Fraternité des policiers qui était à couteaux tirés avec son prédécesseur. L'épisode de la «semaine de trois jours», abolie par le maire de l'époque Michael Applebaum, l'illustre bien: le syndicat avait dénoncé ce geste, notamment parce que «l'autorité du chef du SPVM, Marc Parent, [avait] été minée».

Le directeur a par ailleurs été, bien malgré lui, au coeur d'une controverse qui a coûté son poste au directeur général de la Ville, Guy Hébert. Celui-ci a dû démissionner en mars 2013 après avoir évoqué le congédiement de son chef de police lors d'une conversation avec le sous-ministre de la Sécurité publique.




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