Deux chefs portés contre Maurice Boucher abandonnés

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Maurice Boucher

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Daniel Renaud
La Presse

La Couronne a annoncé lundi dernier qu'elle abandonnait deux chefs d'accusation de tentative de meurtre et de complot portés contre l'ancien chef guerrier des Hells Angels, Maurice Boucher, à la suite d'une bagarre impliquant deux autres détenus survenue au pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, le 3 novembre 2015.

Ce jour là, Boucher et un autre détenu, René Girard, auraient attaqué, pour une raison inconnue, un codétenu de l'Unité spéciale de détention avec des armes artisanales. La victime n'a pas voulu porter plainte mais une caméra a capté la scène et Boucher et son présumé complice ont été arrêtés et accusés.

À l'issue de l'enquête préliminaire, il reste trois chefs d'accusation toujours valides contre Boucher: voies de fait graves, voies de fait armés et possession d'arme. Un interdit de publication nous empêche de dévoiler la preuve entendue à cette étape des procédures. Maurice Boucher a demandé de subir un procès devant jury et la cause a été reportée à l'ouverture du terme, le 13 septembre, au Palais de justice de Saint-Jérôme.

Prison à vie

Peu après cette attaque au pénitencier, Boucher a été de nouveau arrêté lors de l'opération Magot-Mastiff, qui a décapité le crime organisé montréalais le 19 novembre 2015. Lui, sa fille Alexandra Mongeau et le chef de gang Gregory Woolley sont accusés d'avoir comploté pour tuer le caïd Raynald Desjardins, qui purge actuellement une sentence de 14 ans - il lui reste environ cinq ans et demi - pour le meurtre de l'aspirant parrain Salvatore Montagna commis en novembre 2011 à Charlemagne.

Boucher, qui incidemment célèbre ses 64 ans aujourd'hui, purge depuis le début des années 2000 une peine à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle avant 25 ans pour les meurtres de deux gardiens de prison commis pendant la guerre des motards à la fin des années 90.

Il n'est plus membre des Hells Angels. L'organisation l'aurait chassé de ses rangs, en bon terme toutefois, il y a quelques années.

Cependant, en 2015, il continuait de percevoir des milliers de dollars en redevances provenant de la vente d'un réseau de vendeurs de stupéfiants opérant dans le secteur Hochelaga-Maisonneuve, dans l'est de Montréal. C'est ce que révèle une déclaration sous serment au soutien de mandats de perquisition de l'opération Magot-Mastiff obtenue par La Presse et pour laquelle un interdit de publication a été levé quelques semaines après la frappe policière.

Pour joindre Daniel Renaud, composez le (514) 285-7000, poste 4918, écrivez à drenaud@lapresse.ca ou écrivez à l'adresse postale de La Presse.




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