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Procès SharQc: accusations retirées contre l'un des Hells

Sans tambour ni trompette, la poursuite a annoncé... (Photo David Boily, La Presse)

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Sans tambour ni trompette, la poursuite a annoncé hier un arrêt des procédures (nolle prosequi) contre Christian Ménard, membre de la section des Hells Angels de Sherbrooke.

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Daniel Renaud
La Presse

(Montréal) À moins d'un nouveau rebondissement, c'est avec cinq accusés que devrait s'ouvrir lundi prochain le premier procès découlant de l'opération SharQc menée en avril 2009 contre les Hells Angels du Québec.

Sans tambour ni trompette, la poursuite a annoncé hier un arrêt des procédures (nolle prosequi) contre Christian Ménard, membre de la section des Hells Angels de Sherbrooke. Ménard, 37 ans, était accusé du complot général pour meurtres commis durant la guerre des motards entre 1994 et 2002, et du meurtre de Robert «Toute-Toute» Léger, membre aspirant des Bandidos tué en août 2001 à Saint-Catherine-de-Hatley.

Aucun détail sur les raisons de la volte-face de la poursuite n'a été donné hier par la procureure Fotini Hadjis au juge James L. Brunton, de la Cour supérieure. Le magistrat semblait toutefois bien au courant du dossier.

À cinq jours du procès devant jury, tout détail du genre doit être rapporté avec prudence. Disons simplement que Ménard était mineur durant une partie de la période couvrant les gestes reprochés et qu'il n'aurait peut-être pas été aussi présent qu'on l'aurait cru lors de la commission des crimes allégués.

Euphorique

Ménard a appris la nouvelle hier matin, en arrivant au Centre de services judiciaires Gouin, à Montréal. Aussitôt l'arrêt des procédures annoncé par Me Hadjis, le motard a fait un signe au constable spécial de garde dans la salle pour qu'il lui ouvre la porte du box vitré, pendant que ses ex-coaccusés levaient le pouce en signe de victoire.

«Je suis bien content que ça finisse. La question que l'on doit poser, c'est comment peut-on garder en prison quelqu'un pendant plus de six ans alors qu'il n'a rien fait?», a déclaré Ménard à La Presse en quittant la salle.

«C'est une victoire pour mon client. Justice a été rendue six ans plus tard. J'en aurais beaucoup à dire, mais par respect pour le juge, le jury, et le procès qui va débuter lundi, je vais réserver mes commentaires pour la fin des procédures», a renchéri son avocate, Me Mylène Lareau.

Christian Ménard est le deuxième Hells Angels libéré à la suite d'un abandon des accusations depuis le début des procédures dans les procès SharQc après Daniel Beaulieu, de la section de Québec, en mai dernier. 

Le jour de sa libération, Beaulieu n'a pas exclu de poursuivre le procureur général, mais Christian Ménard n'en est pas là dans sa réflexion. «Pour poursuivre, il faut démontrer que la Couronne a commis une faute. C'est un gros fardeau. Ce sera à un civiliste d'évaluer tout ça», a ajouté Me Lareau.

Rappelons que le procès, qui devait débuter lundi, a été reporté à lundi prochain pour permettre aux parties de remplacer un juré qui a demandé et obtenu d'être exempté. Les cinq accusés sont les frères Sylvain et François Vachon, Michel Vallières, Yvon Tanguay et Claude Berger, tous de la section des Hells Angels de Sherbrooke.

Les deux derniers accusés du projet SharQc, John Coates et Robert Bonomo, doivent avoir un procès en anglais en janvier 2017.

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