Peines exemplaires pour quatre ravisseurs liés aux gangs de rue

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Pierre Antoine Paul a été condamné à 12 ans de pénitencier ce matin.

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Daniel Renaud
La Presse

Quatre individus qui avaient enlevé un jeune homme et lui avaient fait subir un cauchemar de douze heures en hiver 2012 à Montréal ont été condamnés à des sentences exemplaires ce matin par le juge André Vincent de la Cour Supérieure.

Pierre-Antoine Paul, 33 ans, Ralph Coriolan, 32 ans, Jean-Frantz Jr George, 26 ans et Jean-Manyxe Céracaise, 25 ans, ont été respectivement condamnés à des peines de douze, neuf, neuf et huit ans de pénitencier. En soustrayant la détention préventive, il reste huit ans et huit mois à purger à Paul, sept ans et trois mois pour Céracaise, six ans et quatre mois pour George et cinq ans et huit mois pour Coriolan.

Nuit d'enfer

Le soir du 29 février 2012, ils ont enlevé un jeune homme à la pointe d'une arme et l'ont enfermé dans le coffre arrière d'une voiture durant plusieurs heures. Ils l'ont ensuite séquestré et battu dans un logement du secteur Montréal-Nord. L'affaire, qui avait débuté avec une dette de 600$, s'est transformée au fil des heures en demande de rançon de 10 000$.

Des membres de la famille de la victime ont alors appelé la police qui a immédiatement amorcé une importante opération visant à secourir le jeune homme. Certaines méthodes d'enquêtes ont permis aux enquêteurs des Crimes majeurs du SPVM de retracer le logement où était enfermé le jeune homme et les membres du Groupe tactique d'intervention y ont ensuite fait irruption de façon musclée, libérant la victime ensanglantée après douze heures d'une éprouvante séquestration.

Un crime odieux

«L'enlèvement est un des crimes les plus graves du Code criminel. L'essence de ce crime est de priver un citoyen de ce qui est le plus sacré, sa liberté. Si le mobile est l'espoir d'obtenir une somme d'argent, le crime devient odieux. Dans notre société, il s'agit d'une situation qui ne peut être tolérée» écrit le juge André Vincent qui a basé sa décision sur de nombreux facteurs aggravants, notamment les antécédents criminels de certains accusés dont Pierre-Antoine Paul, frère de Philistin Paul, alias Crazy, membre influent des Rouges qui purge actuellement une peine de huit ans de pénitencier pour avoir ouvert le feu vers l'ancien chef d'un gang devenu travailleur de rue. Pierre-Antoine Paul venait de sortir de prison et était en maison de transition au moment des événements.

«Votre sentence tient compte de vos nombreux antécédents. J'espère d'ailleurs que ce sera le dernier de votre longue feuille de route qui fait plus de trois pages dans mon jugement», lui a lancé le juge Vincent.

Fait à noter, l'un des condamnés, Jean-Manyxe Céracaise, s'apprêtait à entrer à l'université lorsque les événements sont survenus.

Ces fortes peines constituent davantage une victoire pour la Couronne qui réclamait des sentences de dix à quatorze ans alors que la Défense demandait des peines variant entre six et huit ans.




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